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À propos

Bienvenue sur la page de Météo-France, service météo-climatique de référence. Notre première mission est d’observer et de prévoir le temps à l'échelle du globe et d’avertir des dangers météorologiques sur le territoire français. Nous sommes également responsables de l’analyse du climat passé, présent et futur et un acteur reconnu de la recherche internationale sur le changement climatique. Ces missions mobilisent tous nos métiers et expertises, de la recherche fondamentale à la diffusion de l’information. Notre rôle : éclairer les décisions des pouvoirs publics (l’État, les collectivités, les services d’urgence…), accompagner quotidiennement les citoyens et faciliter la prise de décision pour un grand nombre de secteurs économiques. Notre objectif : développer des services météo-climatiques innovants et toujours plus fiables au bénéfice de tous.

Site web
https://meteofrance.com/
Secteur
Administration publique
Taille de l’entreprise
1 001-5 000 employés
Siège social
SAINT MANDE, France
Type
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    🌊 Nous entendons actuellement beaucoup parler de houle énergétique, de vagues de 5 mètres, de risque de submersion sur nos côtes... Mais comment sont réalisées ces prévisions spécifiques au milieu marin ? De la prévision des conditions météorologiques à la surveillance des pollutions marines, nos équipes jouent un rôle clé dans la sécurité en mer et la protection des océans. Sur les côtes comme au large, Météo-France contribue à avertir les populations et les marins des dangers qui les guettent. 🚤 Comment fait-on une prévision marine ? Avoir de bons moyens pour observer ce qu’il se passe dans l’air et à la surface de la terre est indispensable pour prévoir le temps qu’il va faire. En mer, il est plus difficile d’avoir de nombreux points de mesure comme au sol : ce sont les satellites météorologiques qui pallient en grande partie ce manque. Les radars donnent aussi des informations sur les précipitations à proximité des côtes, mais ce n’est pas toujours suffisant. Pour mesurer un maximum de paramètres, Météo-France dispose de bouées équipées de capteurs. L’utilisation de ces données d’observation va servir à alimenter des modèles de prévision sur le vent en mer, les vagues, le risque de submersion du littoral et des modèles de dérives en mer, et donc de diffuser les avertissements adéquats. 🛟 Comment est assurée la sécurité des personnes et des biens en mer ? Météo-France produit à la fois des bulletins réguliers ainsi des bulletins spéciaux à partir d’une certaine force du vent en mer. Ces prévisions sont diffusées en mer par les Centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage (CROSS) opérés par la Direction des Affaires Maritimes, et visualisables dans la rubrique Météo Marine du site de Météo-France. Nous exerçons également des responsabilités internationales de sécurité en mer, dans le cadre du Système Mondial de Détresse et Secours en Mer (SMDSM). Météo-France coordonne la diffusion en mer des bulletins de prévision marine sur plusieurs zones METAREA (zones météorologiques couvrant les océans du globe). Et puis, au sein du dispositif de Vigilance météorologique, Météo-France assure l’expertise de la Vigilance vagues-submersion (VVS), phénomène qui peut affecter l’ensemble du littoral français. La VVS est également présente dans le dispositif de Vigilance en Outre-mer. Pour en savoir plus sur toutes nos autres missions liées à la mer (surveillance des pollutions marines telles que le sargasses, suivi des vagues de chaleur marines, veille cyclonique...), consultez notre article complet dédié (lien en commentaire). 📸 Les effets de la houle cyclonique sur les côtes de Biarritz, immortalisée par Francois Berland le 26 août 2025 !

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    [Bilan] 🌡️ La France a connu du 8 au 18 août 2025 sa deuxième vague de chaleur de l’été, et la 51e depuis 1947. Elle a été remarquable sur la moitié sud, en particulier au Sud-Ouest. Retour sur un épisode exceptionnel ⤵️ D’une durée de 11 jours, il s’agit de la seconde vague de chaleur la plus longue pour un mois d’août après la canicule d’août 2003 qui avait duré 16 jours. A l’échelle du pays, l’intensité maximale de cet épisode est comparable à l’intensité des épisodes récents d’août 2023, de juillet 2022 ou de juillet-août 2018. Au niveau régional en revanche, la moitié sud du pays, et notamment le Sud-Ouest, a pu connaître des niveaux de chaleur comparables à ceux survenus lors de la canicule historique de 2003. 📈 Les températures maximales sur le sud du pays ont souvent dépassé le seuil des 40 °C, parfois deux jours consécutifs comme à Toulouse, Argentat, Agen, Montauban, voire même deux fois deux consécutifs comme à Carcassonne. Les pics de chaleur ont été remarquables dans le Sud-Ouest avec quelques valeurs inédites comme à Bordeaux avec 41,6 °C, Angoulême avec 42,3 °C, Bergerac avec 42,1 °C, Tarbes avec 39,9 °C, ainsi qu’en région Auvergne-Rhône-Alpes avec 42,6 °C à Romans-sur-Isère ou encore 39,7 °C à Saint-Michel-de-Maurienne. En 2003 en revanche, les pics de chaleur étaient très marqués sur le nord du pays avec 39,5 °C à Rennes, 39,3 °C à Nancy ou 40,5 °C au Mans. 🌙 Les nuits ont également été chaudes durant cet épisode, avec une température minimale restée au-dessus du seuil des 20 °C quelquefois durant la totalité de l’épisode caniculaire comme à Nice, Sète ou encore Perpignan. Cette 51e vague de chaleur est le second épisode que connaît le pays en 2025, après celui du 19 juin au 4 juillet. Avec 27 jours au total, l’été 2025 se classe au 2nd rang pour le nombre de jours en vague de chaleur. Au cours de l’été 2022 avec 3 vagues de chaleur (juin, juillet, août), 33 jours avaient été comptabilisés et 24 jours en 2003 (avec également deux épisodes). 🌍 Le réchauffement climatique provoque une intensification et une multiplication des événements extrêmes comme les canicules, n’épargnant aucune zone géographique. Ainsi, les vagues de chaleur sont plus durables, plus fréquentes et souvent plus intenses. Retrouvez le bilan complet de l'épisode 👉 https://lnkd.in/emrCXECa

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    🥵 Les fortes températures continuent en ce weekend prolongé du 15 août, et s’accentuent à nouveau dans le Sud Ouest, où les 40 °C devraient être atteints. Encore. Ce seuil a régulièrement été franchi depuis le début de la vague de chaleur, "alors que pendant longtemps, les météorologistes et les climatologues se sont référés au seuil de 35 °C en France pour mesurer les très fortes chaleurs" précise Christine Berne, climatologue à Météo-France, dans un article Le Monde. "Le réchauffement, ce n’est pas seulement 1 ou 2 degrés de plus en moyenne, ce sont des pics de chaleurs extrêmes de ce type" poursuit la spécialiste. 🌡️ "La fréquence du passage des 40 °C et le nombre de stations touchées confirment que le réchauffement climatique provoque une intensification et une multiplication des événements extrêmes dans toutes les zones », ajoute Aurélien Ribes, chercheur à Météo-France / CNRS (CNRM : Centre national de recherches météorologiques). 🔎 Mais au fait, comment sont relevées toutes ces valeurs ?  "On a plus de 2500 stations aujourd’hui qui peuvent mesurer la température, avec une transmission des données en temps réel" explique Simon Mittelberger, climatologue à Météo-France, dans une interview à franceinfo. Les stations sont placées dans un espace dégagé, au sein d'un environnement végétal. « L’Organisation météorologique mondiale (World Meteorological Organization) prescrit le fait que la température doit être mesurée à 1,50 mètre au-dessus du sol, à l’intérieur d’un abri. Cet abri, il est à la fois peint en blanc et ventilé pour retranscrire ce que l’on appelle familièrement la température à l’ombre ». De quoi garantir la représentativité des mesures, et éviter des biais comme la surchauffe urbaine. 🔗 Retrouvez l'article et l'interview en commentaire. ⬇️ 📷 Photo de station Météo-France mesurant les températures.

    • Épisode caniculaire, avec une chaleur persistant sur une large partie sud du pays, en particulier dans le Sud Ouest.
    • Station de mesure de température, Météo-France.
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    Décollage dans 3… 2… 1… 🚀 Dans la nuit du 12 au 13 août 2025, le satellite MetOp-SG-A1 d’EUMETSAT a été lancé sur le vol d’Ariane 6, emportant à son bord des instruments destinés notamment à la prévision météorologique et au suivi du #climat. 🙌 IASI-NG en est l’instrument phare : développé par le CNES, il fournira des informations sur la température, l’humidité, ainsi que plus de 25 composants atmosphériques avec une précision accrue par rapport à son prédécesseur IASI. Son apport pour la prévision est marqué pour les 24 premières heures, et se prolonge sur certains paramètres jusqu’à 4 jours d’échéance. 🛰️ MetOp-SG-A1 est aussi équipé de quatre autres instruments : METimage (imageur optique et infrarouge), MWS (sondeur micro-onde), RO (sondeur radio occultation), ainsi que le nouvel instrument 3MI (imageur multi-polarisation, multi-canaux, multi-vision) créé pour améliorer la surveillance des aérosols et les propriétés des nuages. Et ce n’est pas tout : Metop-SG A1 embarque également la mission Copernicus Sentinel-5 (Copernicus ECMWF), dont le sondeur est dédié aux mesures précises de la composition atmosphérique et des aérosols. Il contribuera à la prévision de la qualité de l’air et au suivi du climat. Quel succès européen ! 🇪🇺🇫🇷👏 📸 European Space Agency - ESA - CNES - ARIANESPACE / S. Martin 2025 📍 Centre Spatial Guyanais

    • Photo du décollage d’Ariane 6 puis le Centre spatial guyanais, le 12 août 2025 à 21h37.
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    Cette semaine, l'Aude a été ravagée par un très violent incendie, qui est désormais fixé grâce au courage et à la lutte sans relâche des équipes de pompiers. 🛰 17 000 hectares sont partis en fumée, laissant des paysages dévastés. Ces deux images satellites, prises en avril puis août 2025, montrent l'ampleur des incendies ayant touché le département cet été. ⬇️ 🌡️ Globalement, l’augmentation des températures renforce la sécheresse de la végétation, et accroît ainsi le risque de feux. Le mercure va d’ailleurs être à un niveau très élevé ces prochains jours, en particulier dans le Sud : attention au danger d’incendie sur le pourtour méditerranéen ! Cet épisode correspond à la 51e vague de chaleur enregistrée par Météo-France dans notre pays depuis 1947. La 34e depuis 2000...

    • Comparatif de deux images satellites, prises en avril puis août 2025, montrant l’ampleur des dévastations causées par les incendies dans l’Aude cet été.
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    ⚠️🔥 Un très violent incendie ravage l’Aude actuellement, avec plus de 11 000 hectares déjà détruits. Courage aux pompiers et aux habitants sur place. Ce mardi, les conditions météorologiques étaient particulièrement propices au départ et à la propagation du feu, avec une tramontane soufflant jusqu'à 60-70 km/h, des températures supérieures à 32 °C, et une humidité très faible (inférieure 25 %), le tout associé à une sécheresse forte. 🔴 Températures, vent, humidité, sécheresse : ce sont les principaux paramètres pris en compte dans l’élaboration de la Météo des forêts, qui avait d’ailleurs placé le département en danger de feu « très élevé » ce jour-là. Le risque reste encore élevé dans les départements du pourtour méditerranéen ces prochains jours. Sous l’influence principale de l’augmentation de la température, qui renforce les conditions de sécheresse de la végétation, le risque d’incendie augmente avec le changement climatique. Les scientifiques de Météo-France ont étudié l’évolution du danger météorologique de feux de forêts au cours du siècle passé, et pour les prochaines décennies : il accroît depuis les années 1960, et la tendance devrait encore se poursuivre au cours du XXIe siècle, aussi bien en termes de fréquence que d’extension géographique.

    • Photo satellite prise le mardi 5 août 2025, montrant le panache de fumée au-dessus de l’Aude, allant jusqu’à la mer Méditerranée.
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    ⚠️🔥 Le danger de feux de forêt est élevé voire très élevé dans le Sud du pays en ce début du mois d'août. Un risque notamment lié à la #sécheresse de la végétation. Revenons un peu en arrière : dans la continuité de juin 2025, les sols ont poursuivi leur assèchement le mois suivant, et sont restés à des niveaux très secs par rapport aux normales de saison sur l'ensemble du territoire jusqu'au 20 juillet. Ils se sont ensuite humidifiés sur un axe allant des Pays de la Loire à l'Île-de-France, ainsi que sur l'extrême est du pays. En fin de mois, sur l'Île-de-France, les sols sont légèrement plus humides que la normale. Mais sur le pourtour méditerranéen, la sécheresse de la végétation reste forte. D'ailleurs, à l'échelle du mois de juillet 2025, les précipitations ont été déficitaires voire fortement déficitaires (parfois moins de 50 % de la normale) du Sud-Ouest au Massif central, ainsi que sur le centre du Var, les Alpes-Maritimes ou encore le littoral de la Corse-du-Sud 🌳 Dans un contexte chaud et sec, avec du mistral ou de la tramontane, la moindre imprudence peut facilement entraîner un départ de feux (jet de mégot dans la nature, barbecue ou travaux réalisés près de la végétation...). Consultez la Météo des forêts sur notre site ou application mobile pour voir les départements les plus concernés par le danger de feux ! Un dernier chiffre pour Juillet 2025, issu de notre bilan #climat : après un début de mois caniculaire et malgré deux périodes légèrement plus fraîches que la normale, juillet 2025 affiche une anomalie chaude de +0,9 °C par rapport à la normale.

    • En juillet 2025, les sols ont poursuivi leur assèchement et sont restés à des niveaux très secs avant de s’humidifier localement et temporairement avec le retour de perturbations en fin de mois.
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    🌊 La température de la mer Méditerranée a perdu par endroits plus de 10 °C depuis le début juillet. La raison : le mistral et la tramontane transportent les eaux de surface vers le large et pilotent le mélange vertical. Lorsque ces vents soufflent parallèlement aux littoraux, l’eau transportée au large est remplacée par de l’eau venant des profondeurs. On parle d’upwelling. 🌡️ Fin juin, la température de la Méditerranée a établi un nouveau record de chaleur à sa surface avec une anomalie mensuelle de +1.7°C battant celui de 2003. Localement, les satellites ont mesuré des valeurs dépassant les 29°C. Mais depuis le début du mois de juillet, la température de la mer a fortement baissé avec par endroits une perte de près de 10°C en quelques jours. Actuellement, les valeurs les plus basses se situent autour des 17°C soit -3°C d’anomalies. Ce refroidissement est lié à la variabilité interne. Même si rare en été et notamment sur une longue période, cette configuration est classique pour les côtes méditerranéennes françaises puisqu’un phénomène similaire avait déjà eu lieu lors de l’été 2023. Aussi, cette situation reste très localisée puisque l’anomalie sur la partie Nord-Ouest de la Méditerranée est proche de la normale 1991-2020 (-0.4°C). Une large partie de la Méditerranée continue de subir une vague de chaleur marine. 🌬️ Le vent est le principal facteur de cette baisse. Depuis début juillet, le mistral et la tramontane soufflent depuis le Nord-Nord-Ouest sur le pourtour méditerranéen. Ils jouent un rôle sur le mélange vertical des températures et aussi sur le transport des couches supérieures de l’océan (peu épaisse, pas plus de quelques dizaines de mètres) vers le large. Lorsque le vent est orienté parallèlement à la côte, la zone libérée par l’eau transportée au large est compensée par de l’eau remontant des profondeurs, dont la température est d’environ 13°C au niveau du Golfe du Lion. 🐟Ce phénomène de remontée, connu sous la terminologie anglaise d' "upwelling", est essentiel pour les écosystèmes. Il permet de tempérer les épisodes de vagues de chaleur marines mais aussi d’apporter des nutriments favorisant la croissance et la survie des écosystèmes marins. Le relief sous-marin dans la région des calanques entre Marseille et Cassis est également abrupt et profond avec la présence de canyons dont l’eau est particulièrement froide. En revanche, les régions qui échappent en grande partie à l'influence du mistral, comme la riviera franco-italienne, ne vont pas ou peu subir ce phénomène et garderont des températures beaucoup plus élevées en surface. Cette signature froide en surface disparaîtra rapidement avec l’arrêt du vent. 🌬️Le mistral va rester modéré (souvent entre 40 et 70 km/h) ces prochains jours et entretenir ce phénomène et donc des eaux fraîches sur est Languedoc et ouest Provence. En milieu de semaine prochaine, le mistral devrait s'arrêter et permettre un net réchauffement des eaux superficielles dans la région.

    • L'image est une infographie qui expliquer le phénomène d'upwelling qui refroidit la méditerranée. Le vent est le principal facteur de cette baisse. Depuis début juillet, le mistral et la tramontane soufflent depuis le Nord-Nord-Ouest sur le pourtour méditerranéen. Ils jouent un rôle sur le mélange vertical des températures et aussi sur le transport des couches supérieures de l’océan (peu épaisse, pas plus de quelques dizaines de mètres) vers le large. Lorsque le vent est orienté parallèlement à la côte, la zone libérée par l’eau transportée au large est compensée par de l’eau remontant des profondeurs, dont la température est d’environ 13°C au niveau du Golfe du Lion.
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    🌐 L’effet de serre est un phénomène naturel essentiel à la vie. Mais les activités humaines, en rejetant des gaz dans l’atmosphère, provoquent un effet de serre additionnel et perturbent le climat mondial. L'effet de serre joue un rôle fondamental dans le climat mondial. Sans lui, on estime que la température moyenne à la surface de la terre serait de -18 °C au lieu des 15 °C que nous connaissons. Aurélien Ribes , chercheur Météo-France / CNRS explique : « La planète reçoit du rayonnement solaire (visible), et le compense en émettant du rayonnement thermique, dit aussi infrarouge (invisible) vers l’espace. L’effet de serre, c’est le fait que l’atmosphère capte une grande partie de l’énergie infrarouge émise par la surface de la Terre. Une grande partie de ce rayonnement est ensuite renvoyée vers la surface, et contribue à la réchauffer – ce qui aide à maintenir une température viable. » 🏭 Depuis 1850 et l’exploitation des énergies fossiles (charbon, pétrole), les activités humaines affectent la composition chimique de l'atmosphère, en rejetant des gaz à effet de serre comme le dioxyde de carbone ou le méthane. Elles entraînent l'apparition d'un effet de serre additionnel, responsable en grande partie du changement climatique actuel. La concentration de CO2 (dioxyde de carbone) a ainsi augmenté de 50 % depuis le début de l'ère industrielle, passant de 280 ppm (parties par million, nombre de molécules de polluant pour un million de molécules d’air) à 420 ppm en 2024. Cette augmentation est à l'origine d'environ deux tiers de l'effet de serre additionnel accumulé depuis 1850. 🚨 Partout dans le monde, la transformation du climat due à l’augmentation des gaz à effet de serre est déjà à l’œuvre. Selon le rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) de 2021, le réchauffement planétaire est estimé à 1,1 °C par rapport à l’ère préindustrielle (1850-1900). En France, notre localisation dans une région continentale accentue cette hausse où elle approche 2 °C, et pourrait atteindre 4 °C à l’horizon 2100 , souligne Aurélien Ribes. ⚠️ Ce réchauffement climatique a des répercussions directes. Nous connaissons de moins de vagues de froid et de plus en plus de vagues de chaleur, davantage de nuits chaudes (lorsque la température ne descend pas sous les 20 °C). Le cycle de l’eau est lui aussi perturbé : « On assiste à des épisodes de sécheresse ou, au contraire, à de fortes précipitations qui peuvent générer des crues importantes, comme ce fut le cas, en 2020, dans les Alpes-Maritimes », rappelle Aurélien Ribes. En parallèle, les zones côtières sont de plus en plus exposées aux conséquences de la hausse du niveau marin. Aujourd’hui en France, 20 % du trait de côte est en recul. En cinquante ans, cela représente environ 30 km² de terres perdues (sur la période 1960-2010) : l’équivalent d’un terrain de football tous les 4 à 5 jours. En commentaire, le lien complet de l’article.

    • C’est un graphique qui illustre les différents mécanismes de l’effet de serre. La planète reçoit du rayonnement solaire (visible), et le compense en émettant du rayonnement thermique, dit aussi infrarouge (invisible) vers l’espace. L’effet de serre, c’est le fait que l’atmosphère capte une grande partie de l’énergie infrarouge émise par la surface de la Terre. Une grande partie de ce rayonnement est ensuite renvoyée vers la surface, et contribue à la réchauffer – ce qui aide à maintenir une température viable.
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    🔥 ✈️ Le saviez-vous ? Des chercheurs et chercheuses, dont certain(e)s de Météo-France, réalisent actuellement une campagne aéroportée d’étude des feux de forêts, nommée SILEX, dans le cadre du programme européen de rechercher EUBURN (The southern EUrope biomass BURNing project).   Le programme EUBURN est composé d’un ensemble de projets nationaux et européens sur 4 années, piloté par Météo-France et le CNRS, qui mobilise des expert(e)s de plusieurs pays en recherche en sciences de l'incendie et de l'atmosphère, des centres météorologiques et des services opérationnels de prévention et de lutte contre les incendies    🎯 L’objectif ?   Améliorer la compréhension, la surveillance et l’anticipation des risques associés aux feux de forêt et de végétation en Europe, depuis leur propagation au sol jusqu’à leurs effets sur la composition de l’atmosphère, les conditions météorologiques et le changement climatique.   ➡️ La durée de la saison des incendies, ainsi que la taille, l’intensité et la gravité des feux de forêt ont augmenté en Europe du Sud, et cette tendance devrait se poursuivre. Les projections suggèrent que la fréquence des incendies de forêt augmentera plus rapidement dans le bassin méditerranéen que la moyenne mondiale. Cette aggravation des feux de forêt entraîne des conséquences directes sur la sécurité des personnes et des biens liées à leur propagation au sol, et indirectes sur la qualité de l’air, la santé, la météorologie et le climat liées à leurs émissions de gaz et d’aérosols dans l’atmosphère   Cependant, les observations des caractéristiques des feux, des gaz et aérosols de feux de forêt restent extrêmement rares en Europe, et leurs impacts incertains. Avec le programme EUBURN, des campagnes de terrain inédites en France, en Espagne et au Portugal sont menées pour mesurer en direct les caractéristiques des incendies et des panaches de fumée.     C’est le cas de la campagne actuelle SILEX qui implique l'avion de recherche ATR42 de Météo-France, opéré par le Service des Avions Français pour la Recherche en Environnement (SAFIRE), Infrastructure de Recherche commune à Météo-France, au CNRS et au CNES. Pour cette campagne, l’avion est équipé d’une trentaine de capteurs et instruments.   Ces mesures doivent entre autres permettre d’améliorer la compréhension du comportement des feux de forêt et de végétation, d’appronfondir les connaissances sur leurs impacts actuels et futurs, de développer des outils de surveillance et de prévision et de renforcer les stratégies de lutte contre les incendies. CNRS CNES ANR (Agence nationale de la recherche) ONERA - The French Aerospace Lab SAFIRE Universitat Politècnica de Catalunya (UPC) Copernicus ECMWF AEMET - Agencia Estatal de Meteorología LEMTA | Laboratoire Énergies et Mécanique Théorique et Appliquée AERIS DATA

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