RANDONNÉE EN TERRE SAINTE VOYAGER
basjfkgsf jaksf
gasjfkagsfjaksf-
gasjfkgasfjkasg-
fjaksfgajskfgas-
fjkasgfask
A pied à Bethléem
« Tu n‚es vraiment allé que là où tu t ‚ es rendu
à pied » aurait dit Goethe. Cela s ‚ applique
parfaitement à cette randonnée de dix jours
jusqu ‚ à Bethléem, par d ‚  anciens sentiers de
bergers, qui a été pour moi une expérience
unique. Vraiment unique.
Texte: Susanna Heim Photos:Christian Galliker et Samuel Schumacher
Le monastère grec orthodoxe Mar Saba
(à dr.), près de Bethléem, se fond dans le
paysage. Des petits pains au sésame tout
frais récompensent les randonneurs.
Vivai 2017 4746 Vivai 2017
En une journée, nous
vivons toute la palette des
phénomènes atmosphé-
riques: pluie, soleil, vent
et, pour clore en beauté,
un arc-en-ciel au-dessus
de la vallée du Jourdain.
La poussière accrochée
aux chaussures et une
lassitude contre laquelle
on ne doit plus lutter.
Une mante
religieuse
aperçue au bord
du chemin.
RANDONNÉE EN TERRE SAINTE VOYAGER
48 Vivai 2017 Vivai 2017 49
RANDONNÉE EN TERRE SAINTE VOYAGER
des mois plus tard, sur mon cana­
pé, les jambes confortablement
surélevées, j’essaie de me remé­
morer l’itinéraire parcouru. Ces mêmes
pieds m’ont emmenée à travers la Cisjor­
danie durant dix jours, au cours d’une
randonnée d’environ 130 kilomètres. Le
souvenir du premier soir me revient alors
à l’esprit. Etirant les jambes, j’avais mis
les pieds sur une chaise de plastique
blanc. Ils étaient douloureux là où mes
chaussures avaient exercé une pression.
C’était à Zabadeh, un village au nord du
pays. Je regardais mes compagnons de
randonnée, assis eux aussi sur des chaises
de plastique blanc. Je craignais de devoir
déclarer forfait, et pourtant je faisais par­
tie des plus jeunes de la troupe. Ou pire,
j’avais peur que l’âne Kasimir, qui trans­
portait nos réserves d’eau, n’ait à succom­
ber sous mon poids. Notre premier hôte
était un prêtre orthodoxe, et c’était une
bonne chose. Chez lui, pas d’interdiction
de boire de l’alcool. La bière bien fraîche
a suffi à balayer mes doutes naissants.
Jamais auparavant une bière ne m’avait
paru aussi bonne. Au cours de ce périple,
j’allais encore réaliser à moult reprises
que la randonnée renforce la perception.
J’avais toutefois déjà le pressentiment que
les soirées, avec leur lumière dorée, la
poussière accrochée aux chaussures et
cette lassitude contre laquelle on ne doit
plus lutter, seraient mes moments préfé­
rés. Bien que le matin, avec sa clar­té et sa
fraîcheur, son apparente inté­gri­té, repré­
sentait une concurrence sérieuse.
Mais commençons par le commen­
cement. Le voyagiste proposait cette ran­
donnée sous le titre «A travers la Terre
Sainte par d’anciens sentiers de bergers».
En principe, en lisant ça, on pense à
Israël. Et on se retrouve tout à coup dans
une région que l’on connaît uniquement
par le téléjournal. Sur l’écran, elle est
représentée par une zone hachurée sur
une carte. Nous sommes en Cisjordanie.
Ou en Palestine, pour appeler ce pays du
nom que lui donnent ses habitants. Au
cœur d’un conflit qui l’a maintenu à l’état
d’otage depuis des générations. L’idée
Un moine orthodoxe se
recueille au milieu de la
foule de pélerins.
Boire du thé et attendre… la lenteur est de mise.
Un repas est servi à notre groupe de randonneurs suisses, qui logera
plusieurs fois chez l’habitant. Une expérience culinaire et humaine.
“ J ‚ allais réaliser que
la randonnée renforce
la perception. ”
50 Vivai 2017
Au menu le matin
comme le soir: des
galettes de pain et
du thé préparés sur
un feu de camp.
En route pour
Naplouse à travers
un vaste désert
de pierres.
Chaque pélerin
est un client
potentiel.
Située au pied du mont des
Oliviers à Jérusalem, l'église de
Toutes-les-Nations, est l'une des
plus belles églises visit­ées durant
ce périple en Terre Sainte.
d’être prisonnière me viendra plusieurs
fois au cours de ce voyage. En voyant,
parfois au loin, parfois de près, les murs
érigés le long de la frontière, des check-
points dans des déserts de pierres ou des
avions de combat sur le ciel d’azur. Ce
qui est d’autant plus agaçant que la paix
et la tranquillité règnent sur ces paysa­
ges. Mais pour ressentir cela, il faut venir
d’ailleurs. Les autochtones ne mar­chent
pas s’ils ne sont pas obligés de le faire. 
Notre groupe ne se déplace d’ailleurs
pas toujours à pied. Nous embarquons à
bord d’un minibus pour contourner les
points névralgiques ou les zones sans
intérêt. Nazareth, notre première étape,
permet une acclimatation religieuse.
L’appel matinal du muezzin ne réveille
pas uniquement les fidèles de la mos­
quée. Plus tard, des chrétiens de tous pays
se bousculent dans les ruelles de la vieille
ville, jusqu’à ce qu’ils atteignent le cloître
de l’église de l’Annonciation et qu’ils
aperçoivent les nombreuses statues de
Marie, apportées du monde entier, qui y
sont rassemblées. Les représentations de
Marie et de Jésus sont diverses et colo­
rées, à l’image de l’humanité. La Marie
thaïe a l’air d’une danseuse du temple.
L’Enfant Jésus de Guadeloupe est un
peu rondouillard et il a la peau foncée.
Nous rencontrons encore plus de gens
sur le mont Thabor, qui attire les croyants
comme un aimant. Car c’est ici, en face
de Nazareth, qu’aurait eu lieu la trans­
figuration du Christ. Avec Esther dans
notre groupe, nous avons toujours le bon
contexte historique et biblique. L’étape
suivante offre un contraste saisissant
avec ce lieu de pèlerinage florissant. Une
heure plus tard, nous arrivons en mini­
bus au check-point de Jénine, en Cisjor­
danie. Son camp de réfugiés s’est étendu
jusqu’à devenir un quartier de la ville.
Durant la deuxième intifada, en 2002,
Jénine a été attaquée par les Israéliens
à plusieurs reprises. Les traces de ces
combats sont encore visibles et sensibles
aujourd’hui. Déchets et débris encom­
brent les rues non asphaltées, et nombre
d’immeubles sont en ruines. La jeunesse
n’a pas de travail, mais des rêves. Que
faut-il craindre le plus: d’être déçus ou
de voir ces rêves se réaliser? 
Grosses chaussures et talons hauts
Le matin à Jénine s’annonce tel une pro­
messe, au moins pour notre groupe. Le
ciel est bleu, l’air est transparent, même
si un soupçon de fumée s’y mêle. Il y a
toujours quelqu’un ici qui brûle quelque
chose. Le mont Guilboa offre le specta­
cle d’un paysage aux doux reliefs, bordés
d’oliveraies et de vergers. Pour un ran­
donneur suisse un peu entraîné, les 21 kilo­
mètres menant à Zabadeh ne représentent
pas un gros défi. Mais pour moi si! (Voir
le début de cet article.) Lorsque je cherche
à récapituler les autres régions et lieux
traversés, mes pensées s’attardent la plu­
part du temps à Douma. Nous y sommes
arrivés le sixième jour. Nous venions de
Naplouse, où des hommes étaient ras­
semblés et où régnait une certaine agres­
sivité. Etait-ce bien réel ou une simple
supposition de ma part? Douma affichait
un visage très différent: des enfants
jouaient dans les rues, on apercevait des
Personne n ‚ achète
quoi que ce soit ici si
ce n ‚ est pas nécessaire.
VOYAGER RANDONNÉE EN TERRE SAINTE
Vivai 2017 5352 Vivai 2017
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RANDONNÉE EN TERRE SAINTE VOYAGER
Bon à savoir
«Le voyage décrit dans cet article est
proposé en exclusivité par Imbach.
(Départs en fonction du nombre de ré-
servations et de la situation sur place.)
Prochaines dates: 17.11–28.11.17,
24.11–5.12.2017. Pour plus d’infos,
appelez le 041 418 00 00 ou rendez-
vous sur: imbach.ch
Randonnée: 12 jours (y compris les
trajets à/de Tel Aviv). Les étapes quoti-
diennes varient de 8 à 21 kilomètres.
Sans difficulté pour les randonneurs
expérimentés. Aperçu de la réalité de la
vie des Palestiniens, particulièrement à
Jénine et Naplouse. Visites historiques
à Nazareth, Bethléem, Jéricho et Jéru-
salem. Accompagnement du groupe
(de 10 à 18 participants) par un guide
suisse et un guide palestinien.
Hébergement et repas: nuitées dans
des hôtels et, durant la randonnée,
2 nuitées dans des camps dirigés par
des Bédouins ainsi qu’un hébergement
par petits groupes dans des familles
majoritairement musulmanes. Ceci est
un point fort du voyage, car on peut se
rendre compte de la façon dont les
gens vivent sur place. Ils sont très ac-
cueillants, et la nourriture servie est
locale et délicieuse.
Ce qu’il faut emporter: un bon équipe-
ment de randonnée, mais surtout faire
preuve d’esprit d’ouverture et d’intérêt
pour une région du monde qui est le
creuset de trois grandes religions.
Quant à la tolérance, on peut s’y exer-
cer constamment au sein d’un groupe
de randonneurs.
vallées fertiles, et la lumière semblait
provenir d’un rayon d’or. Mais ce sont
nos hôtes qui m’ont laissé les souvenirs
les plus vifs. Nous avons logé chez une
famille qui semblait être la version pales­
tinienne de celle de Jane Austen: un père
éloquent, une mère qui tire secrètement
les ficelles au sein du clan et six filles
pétillantes, de dix à dix-neuf ans, ainsi
qu’un petit prince de sept ans. Curieuses,
les filles m’ont demandé si j’avais des
chaussures à talons. «Oh oui, ai-je répon­
du. Et elles me manquent.» S’en sont sui­
vis des ricanements bruyants, puis une
invitation à les regarder entretenir leur
chevelure. De telles rencontres font d’un
voyage bien plus qu’un exercice d’enri­
chissement pour le corps et l’esprit. 
Le marcheur se mue en «philos­ophe
du quotidien». Plusieurs semaines aupa­
ravant, au bureau, n’avais-je pas deman­
dé, plaintive, pourquoi on mettait tou­
jours des cailloux sur mon chemin? La
réponse, je l’avais ici. Dans ce pays en­
vahi par les cailloux. Les enlever n’aurait
aucun sens. Il faut trouver son chemin
entre les cailloux. Heinz, 80 ans, le plus
âgé du groupe, nous a régalé d’un bon
mot, qu’il s’est plu à répéter au pied de
chaque montagne ou colline à escalader:
«On n’est jamais complètement en haut.»
Une idée que randonneurs et managers
peuvent mûrir. Et un constat qui a son
importance: à un moment donné, le che­
min finira bien par redescendre. Ces
considérations ont fait sourire Nedal, le
guide palestinien qui nous accompagnait
depuis le quatrième jour. Il paraissait
plus âgé à cause des rides barrant son
visage tanné par le soleil. Elles ne sem­
blaient pas avoir été creusées par des
rires, mais plutôt par la réflexion. La plu­
part du temps, Nedal avançait en éclai­
reur devant le groupe. Marcher avec lui
avait quelque chose de méditatif. Un peu
aussi d’une séance chez le psychologue.
Le septième jour biblique
Dans la vie de chacun, comme en ran­
donnée, il y a toujours un passage très
délicat à franchir. Pour moi, c’est le
septième jour (biblique) de ce périple. De
Duma à Al Auja, le chemin dévale les
pentes d’un canyon avant d’atteindre
la vallée du Jourdain. Les rochers, sur
lesquels nous devons parfois grimper ou
nous laisser glisser, y sont de toute beau­
té et changent constamment de couleurs.
Ocres, rouille, gris, blancs. Des oiseaux
de proie tournent dans le ciel. Tout à
coup, un cri retentit. C’est Ursula, origi­
naire de Suisse centrale; elle a participé à
des randonnées dans l’Himalaya. Elle est
allongée sur le sol, et elle a mal au genou.
Il est tout de suite évident que c’est da­
vantage qu’une contusion. Comme aucun
membre du groupe n’a de réseau sur son
portable, Nedal décide d’aller chercher
de l’aide dans une colonie juive installée
sur le plateau. Deux heures plus tard, le
conflit au Proche-Orient en personne se
présente: un Palestinien avec sa mule, un
colon juif armé et deux soldats israéliens
accompagnés d’un médecin. Il n’y a pro­
bablement qu’une Suissesse blessée pour
parvenir à ce résultat. Hissée sur la mule
du Palestinien, Ursula est conduite hors
du canyon, soutenue par le médecin
israélien. Le reste de la troupe choisit de
continuer jusqu’à l’étape du jour, un
camp de Bédouins. En apercevant un
troupeau de chèvres se promener sur les
parois abruptes au-dessus de nous, je
lance à Nedal: «Heureusement que nous
ne devons pas marcher là-haut!» «Mais
si, répond-il, c’est par là que passe notre
chemin.» On dirait une nouvelle fois
qu’il énonce une vérité profonde. Comme
j’ai un peu le vertige, je me plaque contre
la paroi rocheuse. Les autres parlent avec
enthousiasme de l’extraordinaire panora­
ma, des grottes qui se sont formées dans
le canyon et semblent ouvrir sur des
mondes mystérieux. Quant à moi, je suis
entièrement dans le moment présent, ca­
pable uniquement de me concentrer sur
le prochain de mes pas. La météo chan­
geante reflète l’éventail de mes sensa­
tions. Soleil, pluie et, sur la fin, avant de
parvenir au but, tempête de sable. L’im­
pression de fines aiguilles tombant en
pluie sur ma peau. Je dors d’un sommeil
quasi comateux dans la grande tente
bédouine. Le lendemain matin, je suis
réveillée par l’odeur du café à la carda­
mome. Un parfum qui, des semaines plus
tard, ravive les images de dunes finement
dessinées, d’étendues désertiques, des
feux sur lesquels on cuisine. Les villes
traversées aussi – surtout Jéricho, Beth­
léem et Jérusalem – m’ont laissé des im­
pressions fortes, mais déroutantes. La re­
ligion est comme submergée. Partout des
flots de pèlerins. Pour ce qui est de l’âme
et de l’esprit, ils se rencontrent plutôt au
milieu de la nature. Comme ce matin qui
suivit la tempête de sable dans la vallée
du Jourdain. Sur un fond de nuages noirs
menaçants, un arc-en-ciel s’est formé
au-dessus du désert inondé d’une belle
lumière dorée. Qui illumine toujours
mon canapé aujourd’hui. l
” On n ‚ est
jamais tout à
fait en haut. ”
Partout des enfants, ravis de
voir des étrangers.
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54 Vivai 2017
©Illustration:MartinHaake

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  • 1. RANDONNÉE EN TERRE SAINTE VOYAGER basjfkgsf jaksf gasjfkagsfjaksf- gasjfkgasfjkasg- fjaksfgajskfgas- fjkasgfask A pied à Bethléem « Tu n‚es vraiment allé que là où tu t ‚ es rendu à pied » aurait dit Goethe. Cela s ‚ applique parfaitement à cette randonnée de dix jours jusqu ‚ à Bethléem, par d ‚  anciens sentiers de bergers, qui a été pour moi une expérience unique. Vraiment unique. Texte: Susanna Heim Photos:Christian Galliker et Samuel Schumacher Le monastère grec orthodoxe Mar Saba (à dr.), près de Bethléem, se fond dans le paysage. Des petits pains au sésame tout frais récompensent les randonneurs. Vivai 2017 4746 Vivai 2017
  • 2. En une journée, nous vivons toute la palette des phénomènes atmosphé- riques: pluie, soleil, vent et, pour clore en beauté, un arc-en-ciel au-dessus de la vallée du Jourdain. La poussière accrochée aux chaussures et une lassitude contre laquelle on ne doit plus lutter. Une mante religieuse aperçue au bord du chemin. RANDONNÉE EN TERRE SAINTE VOYAGER 48 Vivai 2017 Vivai 2017 49
  • 3. RANDONNÉE EN TERRE SAINTE VOYAGER des mois plus tard, sur mon cana­ pé, les jambes confortablement surélevées, j’essaie de me remé­ morer l’itinéraire parcouru. Ces mêmes pieds m’ont emmenée à travers la Cisjor­ danie durant dix jours, au cours d’une randonnée d’environ 130 kilomètres. Le souvenir du premier soir me revient alors à l’esprit. Etirant les jambes, j’avais mis les pieds sur une chaise de plastique blanc. Ils étaient douloureux là où mes chaussures avaient exercé une pression. C’était à Zabadeh, un village au nord du pays. Je regardais mes compagnons de randonnée, assis eux aussi sur des chaises de plastique blanc. Je craignais de devoir déclarer forfait, et pourtant je faisais par­ tie des plus jeunes de la troupe. Ou pire, j’avais peur que l’âne Kasimir, qui trans­ portait nos réserves d’eau, n’ait à succom­ ber sous mon poids. Notre premier hôte était un prêtre orthodoxe, et c’était une bonne chose. Chez lui, pas d’interdiction de boire de l’alcool. La bière bien fraîche a suffi à balayer mes doutes naissants. Jamais auparavant une bière ne m’avait paru aussi bonne. Au cours de ce périple, j’allais encore réaliser à moult reprises que la randonnée renforce la perception. J’avais toutefois déjà le pressentiment que les soirées, avec leur lumière dorée, la poussière accrochée aux chaussures et cette lassitude contre laquelle on ne doit plus lutter, seraient mes moments préfé­ rés. Bien que le matin, avec sa clar­té et sa fraîcheur, son apparente inté­gri­té, repré­ sentait une concurrence sérieuse. Mais commençons par le commen­ cement. Le voyagiste proposait cette ran­ donnée sous le titre «A travers la Terre Sainte par d’anciens sentiers de bergers». En principe, en lisant ça, on pense à Israël. Et on se retrouve tout à coup dans une région que l’on connaît uniquement par le téléjournal. Sur l’écran, elle est représentée par une zone hachurée sur une carte. Nous sommes en Cisjordanie. Ou en Palestine, pour appeler ce pays du nom que lui donnent ses habitants. Au cœur d’un conflit qui l’a maintenu à l’état d’otage depuis des générations. L’idée Un moine orthodoxe se recueille au milieu de la foule de pélerins. Boire du thé et attendre… la lenteur est de mise. Un repas est servi à notre groupe de randonneurs suisses, qui logera plusieurs fois chez l’habitant. Une expérience culinaire et humaine. “ J ‚ allais réaliser que la randonnée renforce la perception. ” 50 Vivai 2017
  • 4. Au menu le matin comme le soir: des galettes de pain et du thé préparés sur un feu de camp. En route pour Naplouse à travers un vaste désert de pierres. Chaque pélerin est un client potentiel. Située au pied du mont des Oliviers à Jérusalem, l'église de Toutes-les-Nations, est l'une des plus belles églises visit­ées durant ce périple en Terre Sainte. d’être prisonnière me viendra plusieurs fois au cours de ce voyage. En voyant, parfois au loin, parfois de près, les murs érigés le long de la frontière, des check- points dans des déserts de pierres ou des avions de combat sur le ciel d’azur. Ce qui est d’autant plus agaçant que la paix et la tranquillité règnent sur ces paysa­ ges. Mais pour ressentir cela, il faut venir d’ailleurs. Les autochtones ne mar­chent pas s’ils ne sont pas obligés de le faire.  Notre groupe ne se déplace d’ailleurs pas toujours à pied. Nous embarquons à bord d’un minibus pour contourner les points névralgiques ou les zones sans intérêt. Nazareth, notre première étape, permet une acclimatation religieuse. L’appel matinal du muezzin ne réveille pas uniquement les fidèles de la mos­ quée. Plus tard, des chrétiens de tous pays se bousculent dans les ruelles de la vieille ville, jusqu’à ce qu’ils atteignent le cloître de l’église de l’Annonciation et qu’ils aperçoivent les nombreuses statues de Marie, apportées du monde entier, qui y sont rassemblées. Les représentations de Marie et de Jésus sont diverses et colo­ rées, à l’image de l’humanité. La Marie thaïe a l’air d’une danseuse du temple. L’Enfant Jésus de Guadeloupe est un peu rondouillard et il a la peau foncée. Nous rencontrons encore plus de gens sur le mont Thabor, qui attire les croyants comme un aimant. Car c’est ici, en face de Nazareth, qu’aurait eu lieu la trans­ figuration du Christ. Avec Esther dans notre groupe, nous avons toujours le bon contexte historique et biblique. L’étape suivante offre un contraste saisissant avec ce lieu de pèlerinage florissant. Une heure plus tard, nous arrivons en mini­ bus au check-point de Jénine, en Cisjor­ danie. Son camp de réfugiés s’est étendu jusqu’à devenir un quartier de la ville. Durant la deuxième intifada, en 2002, Jénine a été attaquée par les Israéliens à plusieurs reprises. Les traces de ces combats sont encore visibles et sensibles aujourd’hui. Déchets et débris encom­ brent les rues non asphaltées, et nombre d’immeubles sont en ruines. La jeunesse n’a pas de travail, mais des rêves. Que faut-il craindre le plus: d’être déçus ou de voir ces rêves se réaliser?  Grosses chaussures et talons hauts Le matin à Jénine s’annonce tel une pro­ messe, au moins pour notre groupe. Le ciel est bleu, l’air est transparent, même si un soupçon de fumée s’y mêle. Il y a toujours quelqu’un ici qui brûle quelque chose. Le mont Guilboa offre le specta­ cle d’un paysage aux doux reliefs, bordés d’oliveraies et de vergers. Pour un ran­ donneur suisse un peu entraîné, les 21 kilo­ mètres menant à Zabadeh ne représentent pas un gros défi. Mais pour moi si! (Voir le début de cet article.) Lorsque je cherche à récapituler les autres régions et lieux traversés, mes pensées s’attardent la plu­ part du temps à Douma. Nous y sommes arrivés le sixième jour. Nous venions de Naplouse, où des hommes étaient ras­ semblés et où régnait une certaine agres­ sivité. Etait-ce bien réel ou une simple supposition de ma part? Douma affichait un visage très différent: des enfants jouaient dans les rues, on apercevait des Personne n ‚ achète quoi que ce soit ici si ce n ‚ est pas nécessaire. VOYAGER RANDONNÉE EN TERRE SAINTE Vivai 2017 5352 Vivai 2017
  • 5. PUBLICITÉ RANDONNÉE EN TERRE SAINTE VOYAGER Bon à savoir «Le voyage décrit dans cet article est proposé en exclusivité par Imbach. (Départs en fonction du nombre de ré- servations et de la situation sur place.) Prochaines dates: 17.11–28.11.17, 24.11–5.12.2017. Pour plus d’infos, appelez le 041 418 00 00 ou rendez- vous sur: imbach.ch Randonnée: 12 jours (y compris les trajets à/de Tel Aviv). Les étapes quoti- diennes varient de 8 à 21 kilomètres. Sans difficulté pour les randonneurs expérimentés. Aperçu de la réalité de la vie des Palestiniens, particulièrement à Jénine et Naplouse. Visites historiques à Nazareth, Bethléem, Jéricho et Jéru- salem. Accompagnement du groupe (de 10 à 18 participants) par un guide suisse et un guide palestinien. Hébergement et repas: nuitées dans des hôtels et, durant la randonnée, 2 nuitées dans des camps dirigés par des Bédouins ainsi qu’un hébergement par petits groupes dans des familles majoritairement musulmanes. Ceci est un point fort du voyage, car on peut se rendre compte de la façon dont les gens vivent sur place. Ils sont très ac- cueillants, et la nourriture servie est locale et délicieuse. Ce qu’il faut emporter: un bon équipe- ment de randonnée, mais surtout faire preuve d’esprit d’ouverture et d’intérêt pour une région du monde qui est le creuset de trois grandes religions. Quant à la tolérance, on peut s’y exer- cer constamment au sein d’un groupe de randonneurs. vallées fertiles, et la lumière semblait provenir d’un rayon d’or. Mais ce sont nos hôtes qui m’ont laissé les souvenirs les plus vifs. Nous avons logé chez une famille qui semblait être la version pales­ tinienne de celle de Jane Austen: un père éloquent, une mère qui tire secrètement les ficelles au sein du clan et six filles pétillantes, de dix à dix-neuf ans, ainsi qu’un petit prince de sept ans. Curieuses, les filles m’ont demandé si j’avais des chaussures à talons. «Oh oui, ai-je répon­ du. Et elles me manquent.» S’en sont sui­ vis des ricanements bruyants, puis une invitation à les regarder entretenir leur chevelure. De telles rencontres font d’un voyage bien plus qu’un exercice d’enri­ chissement pour le corps et l’esprit.  Le marcheur se mue en «philos­ophe du quotidien». Plusieurs semaines aupa­ ravant, au bureau, n’avais-je pas deman­ dé, plaintive, pourquoi on mettait tou­ jours des cailloux sur mon chemin? La réponse, je l’avais ici. Dans ce pays en­ vahi par les cailloux. Les enlever n’aurait aucun sens. Il faut trouver son chemin entre les cailloux. Heinz, 80 ans, le plus âgé du groupe, nous a régalé d’un bon mot, qu’il s’est plu à répéter au pied de chaque montagne ou colline à escalader: «On n’est jamais complètement en haut.» Une idée que randonneurs et managers peuvent mûrir. Et un constat qui a son importance: à un moment donné, le che­ min finira bien par redescendre. Ces considérations ont fait sourire Nedal, le guide palestinien qui nous accompagnait depuis le quatrième jour. Il paraissait plus âgé à cause des rides barrant son visage tanné par le soleil. Elles ne sem­ blaient pas avoir été creusées par des rires, mais plutôt par la réflexion. La plu­ part du temps, Nedal avançait en éclai­ reur devant le groupe. Marcher avec lui avait quelque chose de méditatif. Un peu aussi d’une séance chez le psychologue. Le septième jour biblique Dans la vie de chacun, comme en ran­ donnée, il y a toujours un passage très délicat à franchir. Pour moi, c’est le septième jour (biblique) de ce périple. De Duma à Al Auja, le chemin dévale les pentes d’un canyon avant d’atteindre la vallée du Jourdain. Les rochers, sur lesquels nous devons parfois grimper ou nous laisser glisser, y sont de toute beau­ té et changent constamment de couleurs. Ocres, rouille, gris, blancs. Des oiseaux de proie tournent dans le ciel. Tout à coup, un cri retentit. C’est Ursula, origi­ naire de Suisse centrale; elle a participé à des randonnées dans l’Himalaya. Elle est allongée sur le sol, et elle a mal au genou. Il est tout de suite évident que c’est da­ vantage qu’une contusion. Comme aucun membre du groupe n’a de réseau sur son portable, Nedal décide d’aller chercher de l’aide dans une colonie juive installée sur le plateau. Deux heures plus tard, le conflit au Proche-Orient en personne se présente: un Palestinien avec sa mule, un colon juif armé et deux soldats israéliens accompagnés d’un médecin. Il n’y a pro­ bablement qu’une Suissesse blessée pour parvenir à ce résultat. Hissée sur la mule du Palestinien, Ursula est conduite hors du canyon, soutenue par le médecin israélien. Le reste de la troupe choisit de continuer jusqu’à l’étape du jour, un camp de Bédouins. En apercevant un troupeau de chèvres se promener sur les parois abruptes au-dessus de nous, je lance à Nedal: «Heureusement que nous ne devons pas marcher là-haut!» «Mais si, répond-il, c’est par là que passe notre chemin.» On dirait une nouvelle fois qu’il énonce une vérité profonde. Comme j’ai un peu le vertige, je me plaque contre la paroi rocheuse. Les autres parlent avec enthousiasme de l’extraordinaire panora­ ma, des grottes qui se sont formées dans le canyon et semblent ouvrir sur des mondes mystérieux. Quant à moi, je suis entièrement dans le moment présent, ca­ pable uniquement de me concentrer sur le prochain de mes pas. La météo chan­ geante reflète l’éventail de mes sensa­ tions. Soleil, pluie et, sur la fin, avant de parvenir au but, tempête de sable. L’im­ pression de fines aiguilles tombant en pluie sur ma peau. Je dors d’un sommeil quasi comateux dans la grande tente bédouine. Le lendemain matin, je suis réveillée par l’odeur du café à la carda­ mome. Un parfum qui, des semaines plus tard, ravive les images de dunes finement dessinées, d’étendues désertiques, des feux sur lesquels on cuisine. Les villes traversées aussi – surtout Jéricho, Beth­ léem et Jérusalem – m’ont laissé des im­ pressions fortes, mais déroutantes. La re­ ligion est comme submergée. Partout des flots de pèlerins. Pour ce qui est de l’âme et de l’esprit, ils se rencontrent plutôt au milieu de la nature. Comme ce matin qui suivit la tempête de sable dans la vallée du Jourdain. Sur un fond de nuages noirs menaçants, un arc-en-ciel s’est formé au-dessus du désert inondé d’une belle lumière dorée. Qui illumine toujours mon canapé aujourd’hui. l ” On n ‚ est jamais tout à fait en haut. ” Partout des enfants, ravis de voir des étrangers. www.padma.ch Une circulation saine avec PADMA® 28. Troubles circulatoires: les pieds endormis peuvent être un signal d’alarme. 160117/sto.ch Médicament tibétain. A base de plantes et de minéraux. Fabriqué en Suisse. Ceci est un médicament autorisé. Veuillez lire la notice d’emballage. PADMA AG 54 Vivai 2017 ©Illustration:MartinHaake