2. Modification des
propriétés
mécaniques
• Propriétés intrinsèques
– Architecture atomique
• Propriétés extrinsèques
– Addition d’éléments étrangers
– Traitements mécaniques
– Traitements thermiques
Avant d’augmenter les cotes d’une pièce, pensons à
améliorer les propriétés du matériau!
Quelles sont les propriétés
des matériaux qui peuvent
être modifiées ?
e
• E ?
•
•
• R ?
• Rm ?
• A % ?
3. 1) Solution solide,
2) Affinement du grain,
3) Écrouissage,
4) Durcissement structural,
Mécanismes de durcissement
4. Solution solide ?
Définition
La solution solide est un mélange de corps purs (atomes ou molécules) formant un solide
homogène.
Conséquences
Propriétés mécaniques améliorées.
Exemples :
- Alliage Cu-Ni (60 % de Ni) => Rm 2x plus important que Cu
- 3 % de Mg dans l’aluminium => Rm multipliée par 3 (faible quantité)
Source: Des Matériaux, JP Bailon, JM Dorlot
1) Durcissement par solution solide
5. Définition
Les atomes en solution solide peuvent prendre plusieurs espaces :
- Solution solide d’insertion
Atome d’insertion occupe un des sites libres définis par le réseau
cristallins. Il faut alors que l’atome d’insertion ait un diamètre
suffisamment petit pour s’insérer dans ces sites.
- Solution solide de substitution
Atome de substitution occupe un des nœuds du réseau à la place de
l’élément de base. C’est le cas quand l’atome de substitution est trop gros
pour entrer dans les sites interstitiels.
Solution solide ?
1) Durcissement par solution solide
6. Déformations élastiques du réseau
cristallin par un atome plus petit (tension)
Déformations élastiques du réseau
cristallin par un atome plus gros
(compression)
Endroit préférentiel des atomes étrangers (solutés)
(« annulation » des énergies de déformation dislocation-soluté)
1) Augmentation de la résistance, car la dislocation est en quelque sorte brisée
par l’annulation de la déformation locale.
2) Les champs de contrainte créés par les solutés gênent le mouvement
des dislocations.
Mécanisme de durcissement
Source: Science et Génie des Matériaux W.D. Callister
1) Durcissement par solution solide
7. Mécanisme de durcissement
Source: Essentials of Materials Science and
Engineering, D.R. Askeland, P.P. Fulay
Effet de différents Éléments
d’alliage dans Le cuivre
Limite
d’élasticité
Ex: insertion dans le cuivre
Mécanisme de durcissement
1) Durcissement par solution solide
8. Mécanisme de durcissement
Source: Essentials of Materials Science and
Engineering, D.R. Askeland, P.P. Fulay
Effet des différents éléments
d’alliage dans le cuivre
Limite
d’élasticité
Ex: insertion dans le cuivre
Mécanisme de durcissement
1) Durcissement par solution solide
9. Effet de la taille des insertions
1) Durcissement par solution solide
MHE : Milieu Homogène équivalent
Le comportement macroscopique du matériau est purement viscoplastique. Il est
donné par l'équation suivante:
Ė et Σ désignent respectivement la vitesse de déformation et la contrainte
macroscopiques.
représente le tenseur d'ordre quatre des compliances viscoplastiques effectifs.
Le tenseur de vitesse de déformation locale est lié la vitesse de déformation
macroscopique par la relation de localisation suivante:
est le tenseur de localisation des déformations
10. Rappels : Théorie des dislocations et Plasticité
La déformation plastique se fait par déplacement des dislocations
Dislocation coin
Sous l´action de la cission, la dislocation bouge progressivement dans le crystal.
Si le déplacement des dislocations est difficulté, le matériau deviendra plus dur.
11. Comportement de l'inclusion
1) Durcissement par solution solide
L'inclusion a un comportement viscoplastique. La déformation
plastique sera initiée par le glissement des dislocations et prenant
en compte l'effet des contraintes exercées à distance par les joints
de grains sur les dislocations mobiles
Le mécanisme de glissement des dislocations est donné par une
équation de type Arrhenius
correspond à la contrainte équivalente de von Mises.
correspond à la contrainte d'écoulement à zéro Kelvin
12. Source: Essentials of Materials Science and
Engineering, D.R. Askeland, P.P. Fulay
Effet de l’addition de Zn
Dans du cuivre sur ses propriétés
Mécanisme de durcissement
1) Durcissement par solution solide
13. Formation d’une solution
solide (atomes en sites
interstitiels)
Distorsion élastique du réseau (atomes
en insertion + gros que le site)
Pour diminuer l’énergie de distorsion
élastique => atomes d’insertion le long
d’une dislocation (formation d’un nuage de
Cottrell)
La dislocation est plus difficile à mettre en
mouvement => contrainte plus élevée
pour les mettre en mouvement
Mécanisme de durcissement
1) Durcissement par solution solide
14. lors de l ’ emboutissage de
certains
e0.2 el
Res
R R
Les dislocations sont libérées du
nuages d’atome d’insertion (nuage de
Cottrell) => formation d’une bande de
Piobert-Lüders. Contrainte plus
élevée
pour mettre les dislocations
en
mouvement (Res > Rel).
Propagation des bandes de Piobert-
Lüders qui envahissent l’éprouvette à
contrainte constante Rel (A => B).
Quand les bandes ont envahi
la section utile =>
déformation
homogène se poursuit (après B).
Attention : déformations non uniformes
peuvent créer des « peaux d’orange »
métaux.
Conséquences sur la courbe de traction
1) Durcissement par solution solide
15. Joints de grains
Surface d’accolement des grains
Directions
cristallographiques
Source: Baïlon et Dorlot, Des Matériaux
2) Durcissement par diminution de la
taille des grains
16. • Les joints de grains sont des
obstacles au déplacement des
dislocations.
Interaction du mouvement d´une
dislocation avec un joint de
grain.
Influence de la taille des grains
Source: Science et Génie des Matériaux
W.D. Callister
2) Durcissement par diminution de la taille des grains
17. Relation de Hall-Petch
•Petits grains : beaucoup de joints
de grains, plus difficile le
mouvement des dislocations, plus la
limite d´élasticité élevée.
Influence de la taille du grain sur limite d
´élasticité pour le laiton 70 % Cu – 30 % Zn
0
300
600
Limite
d´élasticité
(MPa)
1E-3 0,01
0,1
Taille des grains mm
k : coefficient de Petch fonction du
matériau d : taille des grains
σ0 : cste dont les dimension = contrainte
Influence de la taille des grains
2) Durcissement par diminution de la taille des grains
18. k : coefficient de Petch fonction du
matériau d : taille des grains
σ0 : cste dont les dimension = contrainte
Relation de Hall-Petch
2) Durcissement par diminution de la taille des grains
19. Influence sur la limite d’élasticité
2) Durcissement par diminution de la taille des grains
21. travail à froid, %
TF est le travail à froid, Ao et Af sont
les sections transversales initiales et
finales.
Source: Science et Génie des Matériaux W.D. Callister
Procédé qui consiste à soumettre un métal
ductile à des contraintes mécaniques
suffisamment fortes pour provoquer des
déformations plastiques permanentes.
Application : matériau devient plus dur,
plus résistant.
Un des mécanismes de durcissement les
plus anciens.
Limite
d
´
élasticité
(MPa)
Procédé expérimental
3) Durcissement par écrouissage
22. Effet de la densité de dislocations
3) Durcissement par écrouissage
Pour décrire l’interaction entre une dislocation mobile et une autre
dislocation, on distingue généralement deux cas :
Si les deux dislocations sont dans le même plan de glissement. On
calcule l’énergie d’interaction entre les deux dislocations et on la
dérive par rapport au déplacement de la dislocation mobile. On
trouve les valeurs de contrainte suivantes :
Où : µ est le module élastique de cisaillement
23. Effet de la densité de dislocations
3) Durcissement par écrouissage
Pour décrire l’interaction entre une dislocation mobile et une autre
dislocation, on distingue généralement deux cas :
Si les deux dislocations sont dans le même plan de glissement. On
calcule l’énergie d’interaction entre les deux dislocations et on la
dérive par rapport au déplacement de la dislocation mobile. On
trouve les valeurs de contrainte suivantes :
Si les deux dislocations sont dans deux plans de glissement. Le
calcul donne les valeurs suivantes :
24. Le tréfilage est la réduction de la section d'un fil par traction mécanique.
(Schey J.A., 3rd, 2000)
Tréfilage
3) Durcissement par écrouissage
25. Au cours de la déformation plastique, les dislocations se déplacent et se multiplient, forment des
empilements, des noeuds, et leur mouvement est de plus en plus difficile. Il faut donc une contrainte
plus élevée pour que les dislocations se déplacent et pour une nouvelle déformation plastique.
Observation des dislocations au microscope électronique à transmission sur des échantillons de fer :
Source: Des Matériaux, JP Bailon, JM Dorlot
e=10 %
L=2x1010cm/cm3
e=20 %
L=2x1011cm/cm3
e =2 %
L=2x108cm/cm3
e: déformation
L: densité de dislocations
3) Durcissement par écrouissage
26. Températur
e
Tr
tr
Temps
Paramètres dont dépend le recuit
:
• Précedent travail à froid,
• Tr : température de recuit,
• tr : durée du recuit,
• Après écrouissage
• Recuit :
– 3 étapes
– Chauffer jusqu´à une
température élevée Tr,
– Maintien de la pièce à cette
température pour une durée
tr,
– Refroidissement _ LONG.
• But :
- Relaxation des tensions,
- Augmentation de la
ductilité,
- Produire une certaine
microstructure avec taille de
grains controllée.
3) Durcissement par écrouissage
Nécessité de recuit …..
27. Résistance Ductilité
Dureté
Propriétés
Mécaniques
Taille des
grains
Après polygonisation
Polygonisation Recristallisation
Croissance des Grains
Tensions
Résiduelles
Juste après recuit Nouveaux Grains Croissance des
grains Température
Effet de la température de recuit sur les contraintes résiduelles,
propriétés mécaniques et microstructure
3) Durcissement par écrouissage
Restauration et recristallisation …..
28. Résistance Ductilité
Dureté
Propriétés
Mécaniques
Taille des
grains
Après polygonisation
Polygonisation Recristallisation
Croissance des Grains
Tensions
Résiduelles
Juste après recuit Nouveaux Grains Croissance des
grains Température
3) Durcissement par écrouissage
A- Restauration
T< 0,3 Tf (K)
Tf: Température de fusion
Dislocations s´éloignent les unes
des autres et s´allignent selon des
configurations plus stables dont
l´énergie est moindre.
29. Croissance des Grains
Ductilité
Dureté
Croissance des grains
Recristallisation
Tensions
Résiduelles
Propriétés
Mécaniques
0,3 Tf < Tr < 0,6 Tf (K)
Tr : Température de recristallisation
Tf : Température de fusion
• Réagencement des atomes des grains
déformés en un nouveau assemblage de
grains entièrement nouveaux, libres de
tensions.
Dureté
Ductilité
Résistance
Taille des
grains
N
o
u
v
3) Durcissement par écrouissage
B- Recristallisation
30. Microstructure aprés travail Microstructure durant
à froid et polygonisation recristallisation
Croissance de grains
équiaxiaux
aux points d´énergie
maximale
Microstructure après
recristallisation
Plus le travail à froid, l´écrouissage est important, plus le nombre de sites
favorables à la germination est grand, plus les grains, lors de la recristalisation,
seront petits.
3) Durcissement par écrouissage
B- Recristallisation
31. Laiton 33 % CW
580°C, 3s
580°C, 4s 580°C, 8s
Recristallisation
complète
580°C, 15min 700°C, 10min
Grossissemen
t des grains
Grossissemen
t des grains
Recristallisation
partielle
Début de la
recristallisatio
n
3) Durcissement par écrouissage
C- Évolution de la microstructure
33. Principe : formation de précipités qui vont gêner le mouvement des dislocations
Méthode : Série de chauffage et refroidissement contrôlés (Traitement
thermiques)
→Répartition optimale des précipités (particule de 2e phase) dans la matrice
→ amélioration des propriétés mécaniques (Rm et Re)
Principe & définitions…..
4) Durcissement structural
35. Source: Essentials of Materials Science and Engineering, D.R. Askeland, P
.P
. Fulay
4) Durcissement structural
Exemple : Al-Cu
36. Vieillissement
100 < T < 200ºC => modification
des propriétés mécaniques
Températur
e
Mise en solution
T < solidus => éviter de
« brûler » l’alliage
Refroidissement rapide (trempe) => atomes n’ont
pas le temps de diffuser pour former des
précipités θ => solution solide sursaturée en Cu
(dureté et résistance médiocre)
α
Temps
4) Durcissement structural
Étapes d’un traitement thermique
37. Solution solide sursaturée en Cu (pas en équilibre) => retour à l’équilibre (précipité de CuAl2)
- Retour très lent à température ambiante (dizaines d’années) => vieillissement naturel
- Plus rapide à température plus grande => vieillissement artificiel
4) Durcissement structural
Effet du durcissement structural
Au cours du vieillissement:
1- Formation de zones de Guinier-Preston : petits amas d’atomes de
Cu (diamètre = 5 nm).
2. Évolution des zones de Guinier-Preston => formes intermédiaire
de Al2Cu (θ’
’) . Ces précipités cohérents n’ ont pas la composition de
la phase θ d’équilibre.
3. Formes intermédiaires de CuAl2 (θ’ et θ’’ ) précipités semi-
cohérents (diamètre = 10 nm, distance entre précipités = 20 nm)=>
limite d’élasticité maximale, ductilité minimale.
38. CONCLUSION
• Pour chaque alliage il peut exister un type de traitement pour
le durcir. Ce traitement dépendra de la nature de l’alliage.
• Durcissement par solution solide: atomes interstitiels qui
augmentent le durcissement, fonction du diamètre de l’atome
• Durcissement par diminution de la taille des grains: relation de
Hall- Petch
• Durcissement par écrouissage, travail à froid et traitement
thermique
• Durcissement structurel, précipités cohérents et incohérents.
• Les traitements rendent les mouvements des dislocations plus
difficiles.
• Les origines de chacun de ces types de durcissement