Les
dermatophytomycoses
Pr Ag. Trabelsi Houaida
EPU de Parasitologie-Mycologie
2020-2021
Généralités sur les
champignons
Champignon:
 Organisme eucaryote, uni ou pluricellulaire
dépourvu de chloroplaste
 Sa structure est constituée d’un thalle
(mycélium): filaments plus ou moins ramifiés
 Hétérotrophes: nutrition carbonée à partir des
matières organiques en décomposition
 Ils vivent en saprophytes
parasite
 Propagation par diffusion des spores selon une
production sexuée ou asexuée
 De point de vue morphologique, on distingue:
- champignons filamenteux: dermatophytes,
moisissures
- champignons levuriformes: Candida,
Cryptococcus, Malassezia….
Structure des champignons filamenteux
Structure des champignons levuriformes
Éléments unicellulaires arrondis
ou ovoïdes
Un ou plusieurs bourgeons
rattachés à la cellule mère
Les dermatophyties
ou dermatophytoses
Définition
 Mycoses superficielles dues à des dermatophytes.
 Très fréquentes en pratique médicale
 Espèces kératinophiles + Kératinolytiques
 Siège : Peau + Phanères (ongles ; cheveux)
 Pas d’atteinte muqueuse
 10% des consultants en dermatologie
Agents pathogènes
Champignons filamenteux appartenant à la classe des
ascomycètes
Production des spores : Microconidies
Macroconidies
Classification (morphologie des cultures sur milieux de
Sabouraud):
3 genres : Epidermophyton
Trichophyton
Microsporum
macroconidies en fuseau,
de grande taille, divisées
en 6 à 8 logettes à paroi
épaisse échinulée
Le genre Microsporum
- comprend une seule espèce
E.floccosum:
- Macroconidies en massue,
de petite taille, divisées en 3
à 5 logettes à paroi mince,
regroupées en régime de
banane.
- Pas de microconidies
Le genre Epidermophyton
- macroconidies de
grande taille, à paroi
mince non échinulée
- microconidies
rondes ou piriformes
Le genre Trichophyton
Anthropophile
Zoophile
Géophile
Réservoirs des dermatophytes
Origine humaine
(anthropophile)
Directe
Indirecte (objets de
toilettes, lieux
publics contaminés)
T. rubrum,
T. violaceum,
E. floccosum
Origine animale
(zoophile)
contact avec les
animaux de
compagnie
M. canis (chats )
T. mentagrophytes
( lapins , rongeurs…)
T. verrucosum (bovins)
Origine
tellurique
Microsporum
gypseum
Modes de contamination
Facteurs favorisants
 Chaleur + humidité
 Macération (plis inguinaux, EIO),sous-vêtements synthétiques
 Profession (agriculteurs, vétérinaires, éleveurs de
bovins…)
 Pratique de certains sports : natation, footing
 Les microtraumatismes
 Les facteurs hormonaux : majorité des teignes
Guérison à la puberté
 Les facteurs immunologiques: immunodépression ,
SIDA, corticothérapie
Pénétration de
spores
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cours dermatophytes+mlassezia -epu 27-10- 2020.pdf
Microsporun canis se transmet à l’homme le plus
souvent par un chat parasité ou un chien
Trichophyton mentagrophytes se transmet à l’homme
le plus souvent par les lapins ou les rongeurs
parasités
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Trichophyton verrucosum se transmet à l’homme
le plus souvent par les bovins parasités
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Plaque alopécique chez un bovidé due à T.verrucosum
Pathogénie des dermatophytes
Peau: épiderme cheveux Ongle
Dermatophytie
circinée
Teignes Onyxis
Spores ou fragment de mycélium
 Les teignes du cuir chevelu
 Les épidermophyties
 Les onyxis dermatophytiques
 La maladie dermatophytique
 Les folliculites
 Les manifestations allergiques
Les teignes du cuir chevelu
 Très répandues en Tunisie avant l’indépendance
→ véritable problème de santé publique
 Campagnes sanitaires : campagne antifavique
→ la prévalence a fortement diminué
 Actuellement : 1% des dermatoses vues dans les
hôpitaux
 Origine : humaine +++ Trichophyton violaceum
animale +++ Microsporum canis
tellurique (rare) Microsporum gypseum
 Spores : très résistantes
survivent longtemps dans le milieu extérieur
 Directe : mains
Indirecte : objets contaminés → peignes , brosses ,
foulards………
animaux de compagnie : chats , chiens
→ épidémies familiales
Contamination
L’atteinte des poils et des
cheveux se fait à partir de
la couche cornée de
l’épiderme
Envahissement par
propagation descendante
vers le bulbe
Sa progression s’arrête au
niveau du collet du bulbe:
Frange d’Adamson
Modalité de développement d’un dermatophyte sur le
cheveux
Parasitisme du cheveu
Pénétration dans le cheveu
et multiplication
F.M. refoulés vers l’extérieur par la
pousse du cheveu continuent leur
progression vers le bulbe
Les teignes tondantes:
- teignes microsporiques
- teignes trichophytiques
La teigne favique: le favus
Les teignes suppurées:
- Les kérions (cuir chevelu )
- Sycosis (barbe, moustaches )
Les teignes tondantes:
- teignes microsporiques
- teignes trichophytiques
La teigne favique: le favus
Les teignes suppurées:
- Les kérions (cuir chevelu )
- Sycosis (barbe, moustaches )
Clinique
Teignes tondantes
- Les plus fréquentes: 92 % des teignes
- Atteinte préférentielle de l’enfant
(âge scolaire: 4 à 10 – 12 ans )
 Cassure de cheveux
 Guérison spontanée à la puberté
Teignes trichophytiques
(50% des teignes)
Dues à des espèces anthropophiles
contagieuses
T. violaceum+++
T. tonsurans
T. soudanense
Les plus fréquentes dans notre pays
Lumière de Wood : négative
Aspect clinique:
 petites plaques
(qq mm)
 nombreuses
 cheveux cassés très
courts au ras du cuir
chevelu, englués dans les
squames
Cheveux parasités très courts déformés
en lettres alphabétiques
Des dermatophyties circinées
peuvent coexister avec des teignes
tondantes
O
Onyxis secondaire à une teigne non traitée
réunion de plusieurs petites plaques 
aspect proche
de la teigne à grandes plaques
Mais
persistance de quelques cheveux intacts au
milieu
Aspect inflammatoire
eczématique d'une teigne
trichophytique
Aspect très inflammatoire d'une
teigne trichophytique pouvant
poser le problème de diagnostic
différentiel avec un favus
 Dues à des dermatophytes du genre
Microsporum
M. canis +++ (cosmopolite)
M. audouini (Afrique)
M. ferrugineum (extrême orient)
Teignes microsporiques
(42% des teignes)
- 2ième cause de teignes
en Tunisie
- zoophile (chat, chien)
- agent causal :
Microsporum canis
Aspect clinique:
- Grandes plaques (4 à 7
cm)
- Peu nombreuses (1 à 4)
- Forme arrondie avec une
surface sale recouverte de
squames grisâtres
- Cheveux cassés courts
(3 à 6 mm)
.
Lumière de Wood : fluorescence verte
Les teignes tondantes:
- teignes microsporiques
-teignes trichophytiques
La teigne favique: le favus
Les teignes suppurées:
- Les kérions (cuir chevelu )
- Sycosis (barbe, moustaches )
Clinique
Teigne favique : Favus
Due à T. schoenleinii (anthropophile )
Rare (enfant, adulte)
Autrefois, elle était fréquente dans notre pays mais
actuellement elle est devenue sporadique
Débute dans l’enfance (adulte)
Non traitée → ne guérit pas à la puberté
Aspect clinique:
- Début → simple croûte sèche,
tenace , résistante aux
antiseptiques
 Cheveux présents
 Examen à la lumière de wood
→ fluorescence vert pâle
 Traitement à ce stade →
guérison
Aspect clinique:
 Croûtes s’étendent→ aspect de
godets faviques:
circulaires , jaune paille ,
déprimés
Cheveux ternes grisâtres
L’ensemble est malodorant
Traitement à ce stade→ qq
zone d’alopécie
Aspect clinique:
 Après plusieurs années
→ alopécie étendue définitive
 Coexistence de :
 Croûtes
 Godets faviques
 Zone d’alopécie cicatricielle
 Qq cheveux ternes et fragiles
 Une couronne périphérique
de cheveux intacts au front et à la
nuque
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Les teignes tondantes:
- teignes microsporiques
-teignes trichophytiques
La teigne favique: le favus
Les teignes suppurées:
- Les kérions (cuir chevelu )
- Sycosis (barbe, moustaches )
Clinique
Teignes inflammatoires « suppurées »
(8% des teignes)
Kérions de Celse du cuir chevelu
(enfant, femme)
Sycosis (barbe, moustaches)
Les dermatophytes responsables sont zoophiles:
T.mentagrophytes
T.verrucosum
L’infection se fait par contact avec l’animal malade
Aspect clinique:
- Plaque tuméfiée surélevée,
rouge, suppurée « macaron
inflammatoire »
- Lumière de Wood : négative
Kérions du cuir chevelu
Les orifices folliculaires sont
dilatées et laissant soudre de
pus expulsion des
cheveux
Kérions du cuir chevelu
Sycosis de la barbe et moustaches
Sycosis de la barbe
Sycosis des moustaches
58
Dermatophytes -
Enseignement post-
universitaire
 Les teignes du cuir chevelu
 Les épidermophyties
 Les onyxis dermatophytiques
 La maladie dermatophytique
 Les folliculites
 Les manifestations allergiques
Les épidermophyties = teignes de la
peau glabre
Epidermophyties de la peau glabre: dermatophytie
circinée
Les intertrigos dermatophytiques
 Lésions des grands plis : inguinaux , axillaires ,
interfessiers
 Lésions interdigitoplantaires , plantaires , palmaires
Epidermophytie de la peau glabre:
dermatophytie circinée
C’est la lésion élémentaire des dermatophytes sur la
peau.
S’observe à tous les âges et chez les deux sexes
Tache érythémato-squameuse qui s’étend de façon
excentrique: forme en anneau
unique ou multiple
Siègent sur n’importe quelle région de la peau
Pénétration du dermatophyte dans l’épiderme Germination de spore
filaments à croissance centrifuge Dermatophytie circinée:
zone active se trouve en périphérie et le centre guérit progressivement
Contamination :
Spores ou débris de filaments
Origine : Humaine
Animale: animaux de compagnie
contexte professionnel → éleveurs,
vétérinaires
Tellurique : jardiniers , fermiers , agriculteurs
Tous les dermatophytes peuvent être responsables:
T.violaceum ; T.rubrum ; E.floccosum, M.Canis ;
T.mentagrophytes ; M.gypseum
Dermatophytie circinée du visage :
 Lésion plus ou moins
prurigineuses
 évolution centrifuge à partir du
point d'inoculation
 Bordure vésiculeuse ou
squameuse prurigineuse
Dermatophytie circinée du visage avant et
après traitement antifongique par voie locale
Dermatophytie circinée au niveau du cou
Dermatophytie circinée à T. mentagrophytes
mycose du dos des mains à bordure circinée
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Dermatophytie circinée étendue au niveau du
dos
dermatophytie circinée aggravée par des
corticoïdes : exagération des signes locaux
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Dermatophytie
généralisée chez une
malade sous
corticothérapie
!!! Corticothérapie
est contre indiquée
en cas de
dermatophytie
Les intertrigos dermatophytiques
Intertrigos des grands plis
 lésion débutant par une fissuration prurigineuse au fond
du pli
 puis s’étend excentriquement en aile de papillon à
bordure nette
 Lésions des plis inguinaux ++++
 Lésions des plis axillaires, plis interfessier : +/-
Lésions des plis inguinaux : Eczéma marginé de Hébra
Trichophyton rubrum ; Epidermophyton floccosum
 Fréquent à partir de la puberté:
homme jeune (E.floccosum) ou âge moyen (T.rubrum)
rare chez la femme
 Contamination :
Spores , débris de filaments
 Facteurs favorisants :
 Excès de transpiration , occlusion , macération
→ joue un rôle primordial dans les mycoses des plis
 Irritation liée à des vêtements trop serrés
au sport intensif
obésité
mauvaise hygiène
 Dans les collectivités (équipes sportives , armée , lycée)
échanges de serviettes ou autres objets de toilette
→ favorisent la contagion
 Aspect clinique :
Lésion part du fond du pli
 Extension excentrique
→ bordure érythémato-
squamense ± saillante symétrique
sur les 2 cuisses:
→ aspect en aile de papillon
 Prurit important
 Lésion s’étend en haut
des cuisses et remonte
sur le ventre
→ mycose en slip ou en
culotte
Intertrigo du pli sous
axillaire :
- "aspect en aile de
papillon" : bordure
érythémato-squameuse
bien limitée
- moins fréquents
Lésions des plis axillaires
81
Dermatophytes -
Enseignement post-
universitaire
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Intertrigos interdigitoplantaires ,
plantaires , palmaires
Lésions interdigitoplantaires :
 très fréquentes
 4% des dermatoses vues en dermatologie
 Espèces responsables : T.rubrum +++ , T.mentagrophytes
 Extension (plante, dos du pied, ongles)
 Contamination et facteurs favorisants :
Spores et débris de filaments mycéliens
Sols souillés de squames parasités : salle de bain familiale
salle de sport , piscine , hammam , chaussures
 Facteurs aggravants :
 Chaleur et humidité → microclimat favorable
au développement des dermatophytes
 Macération +++
Excès de transpiration
Manque d’hygiène
Port de chaussures trop hermétiques ou favorisant
la transpiration
Aspect clinique :
 Cas simples : fissuration du fond du 3éme ou
du 4éme espace
 Cas plus évolués : macération de l’ensemble des espaces
 Dans certains cas des bulles de dyshidrose sont observées :
dans les espaces interdigitoplantaires
sur le dos et la face plantaire des orteils
 Qq fois squames sèches qui limitent une zone moins
Macérée
 Prurit : très variable
Epidermophytie interdigito-plantaire : "pied d'athlète":
fissuration du fond du 4e espace avec peau squameuse
et blanchâtre
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Lésions de la plante et bord du pied :
 Coexistent ou non avec les autres lésions IDP
 Si extension d’une mycose IDP → lésions bien limitées
par des squames sèches s’étendant sur la plante et les
bords
 Si lésions isolées → il s’agit de
pustules d’apparition
soudaines et éphémères évoluant
par poussées centrifuges
Dermatophytie plantaire: peau
squameuse accentuée au niveau des plis
L’atteinte de la plante du pied
peut se faire par extension
des atteintes interdigitales.
Aspect squameux
Lésions squameuses, débordant la face
latérale du pied
Lésions palmaires :
 Lésions dues T.rubrum :
 Affection unilatérale
 Atteint généralement l’homme d’âge moyen
 Epaississement très progressif de la surface d’une
paume et de la face palmaire des doigts associé à un
érythème plus ou moins marqué
 Prurit variable
 Lésions dues à T.mentagrophytes :
Bulles de dyshidroses palmaires
Mycose de la paume de la main : Aspect squameux
intense surtout au niveau des plis palmaires
Intertrigos dermatophytiques des
espaces inter-digitaux: rares
Intertrigo interdigito-palmaire: aspect
blanchâtre et desquamatif
 Les teignes du cuir chevelu
 Les épidermophyties
 Les onyxis dermatophytiques
 La maladie dermatophytique
 Les folliculites
 Les manifestations allergiques
Les onychomycoses sont très fréquentes:
 Motif fréquent de consultation:
4% des dermatoses vues à l’hôpital
(Sfax: 665 cas/an)
 Elles engendrent une gène fonctionnelle et esthétique
 Elles posent souvent des difficultés thérapeutiques
 Plus fréquents chez les adultes
Les onyxis dermatophytiques
Onyxis des orteils ++
Jamais de périonyxis
Secondaires à:
- un intertrigo
- une teigne
Agents le plus souvent en cause:
- T.rubrum
- T.interdigitale
Modalités de développement d’un dermatophyte au
niveau de l’ongle
Le dermatophyte attaque l’ongle au niveau de son extrémité
distale puis gagne le lit de l’ongle et parasite la lame inférieure
 Parasitisme de l’ongle :
1  Infection débute par le bord libre
de l’ongle
 Spores pénètrent sous l’ongle
→ prolifèrent dans la table
interne
 Destruction de la lame superficielle
2  Dans certains cas → pénétration des filaments de
l’extérieur vers l’intérieur
D1
D2
 Aspects cliniques:
4 types:
 Variété sous unguéale disto-latérale +++
 Leuconychie superficielle
 Leuconychie sous unguéale proximale
 Onychodystrophie totale
Onychomycose sous unguéale distale:
 Dermatophyte se multiplie dans le lit de l’ongle
 → tache jaune à brune ± foncée qui va s’étaler
 Il y a épaississement de l’ongle
 Le lit devient friable
Onychomycose sous unguéale latéro-distale :
 atteinte de l'ongle à partir du bord latéro-distal
 pas de périonyxis
 modification de la couleur de l'ongle : aspect strié
 lit de l'ongle : friable
Onychomycodystrophie totale :
 → destruction totale des ongles
 → expulsion de la lame superficielle
 Lit de l’ongle parsemé de débris kératiniques
Leuconychies superficielles :
 → mode d’attaque différent
 → C’est la lame superficielle qui est directement atteinte
 Tache blanche d’abord ponctiforme qui s’étend peu à peu
 Les teignes du cuir chevelu
 Les épidermophyties
 Les onyxis dermatophytiques
 La maladie dermatophytique
 Les folliculites
 Les manifestations allergiques
 Maladie rare , grave → engage le pronostic vital
 Dermatose cutanéo-viscérale chronique
provoquée par des dermatophytes
 Fréquente au Maghreb (Tunisie une dizaine de
cas décrits)
 Forte consanguinité
 Anomalie fonctionnelle de l’immunité cellulaire
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 Les teignes du cuir chevelu
 Les épidermophyties
 Les onyxis dermatophytiques
 La maladie dermatophytique
 Les folliculites
 Les manifestations allergiques
Les folliculites à dermatophytes: rare
Atteint les femmes jeunes
Evolue chroniquement
Lésions siègent sur le tiers
moyen
ou inférieur des jambes
D’un seul côté
Prurit
Périfolliculite granulomateuse de jambe due à T.rubrum
- Atteint les femmes jeunes
- Evolue chroniquement
- Lésions : tiers moyen ou
inférieur des jambes
- D’un seul côté
- Prurit
 Les teignes du cuir chevelu
 Les épidermophyties
 Les onyxis dermatophytiques
 La maladie dermatophytique
 Les folliculites
 Les manifestations allergiques
Les manifestations allergiques:
Dermatophytides
Diagnostic mycologique
Examen mycologique
prélèvement
Examen direct
Culture
Identification
Examen mycologique
prélèvement
Examen direct
Culture
Identification
Principes généraux (1)
N’est pas urgent
Étape décisive dans le dg de certitude.
Se situe là ou se trouvent des filaments
mycéliens : au niveau de la jonction entre zone
saine – zone atteinte
Principes généraux (2)
Accompagné d’un interrogatoire précisant:
 Age (enfant : crèche , école ) – sexe
 Origine géographique
 Profession
 Contacts avec les animaux
 Aspect des lésions: évolution
 prise d’antifongique local ou général
Le pvt doit se faire:
 Avant tout traitement par voie générale.
 A distance de toute application locale de
- médicament: antifongique - antiseptique
- vernis
Matériel du prélèvement
Prélèvements des Cheveux et poils
 Avec une pince à épiler →
arracher les cheveux cassés
(wood)
Favus  prélever une partie du
godet et arracher les
cheveux décolorés grisâtres et
ternes
 Kérion  racler squames et
poils en périphérie
prélever le pus
Prélèvement des cheveux atteints à la pince à épiler
Grattage des squames ( croûte)
Prélèvement de la peau glabre
 Racler fortement les squames
à la périphérie des lésions
Les recueillir dans une boîte
de Pétri stérile
Couper les ongles jusqu’à la partie saine
Racler le lit de l’ongle poudre
Prélèvement des ongles
Examen mycologique
prélèvement
Examen direct
Culture
Identification
Les éclaircissants
La potasse à 10%(cheveux) , 20 et 30% (ongles)
Le chloral-lactophénol : conservé des années
Le noir de chlorozole + potasse: aspect noir des filaments
Le rouge congo
Calcofluor White: fluorescence: la plus sensible
Un examen direct négatif n’exclut pas le dg.
faux négatif: 5 – 15%
Montage des squames dans
du chloral-lactophénol
Lumière ordinaire Contraste de phase
En interférentiel
 Sur une lame déposer : un peu de matériel prélevé
+ 1 goutte de KOH à 30 % (ou de lactophénol)
Recouvrir d’une lamelle
Chauffer légèrement à la veilleuse du bec bunsen jusqu’à
émission de vapeur
Cheveux et poils
 E.D.  identification du type de
parasitisme pilaire
Cheveux: 5 types de
parasitisme
Type trichophytique
T. violaceum+++
• Grosses spores
• 5 à 6 µm de diamètre
« sac de noisette »
• Très nombreuses
• Cheveux cassés à ras
Teignes endothrix pures :
Type favique
Nbreux filaments
intrapilaires souvent
arthrosporés
Godet favique :
enchevêtrement de
filaments mycéliens
Trichophyton schoenleinii
Type favique :
Nombreux filaments
mycéliens très arthrosporés
« tarses faviques »
+ bulles d’air après
éclaircissement à la potasse
Type microsporique :
Ex : Microsporum canis
Quelques F.M intrapilaires
Une gaine de petites spores de
2µm de diamètre à l’extérieur
Teignes endo-ectothrix
Ex : Trichophyton mentagrophytes
Qques F.M. intrapilaires +
Chaînettes de petites
spores de 2 µm de
diamètre à la surface du
cheveu
parasitisme ecto-endothrix :Type microïde
Trichophyton verrucosum
Qques F.M. intrapilaires
Chaînettes de grosses
spores de 5 à 6 µm de
diamètre à la surface
du cheveu
parasitisme ecto-endothrix :Type mégasporique
Les teignes du cuir chevelu
Squames et fragments d’ongles
E.D.  filaments mycéliens de 3 ou 4 µm de diamètre
cloisonnés et ramifiés souvent arthrosporées.
Examen mycologique
prélèvement
Examen direct
Culture
Identification
 Milieux utilisés:
Milieu de Sabouraud- Chloramphénicol
Milieu de Sabouraud- Chloramphénicol -Actidione
Ensemencer au moins 5 fragments par tube, sur les
bords, au contact du verre.
Incubation (25°C), 7jours à 1mois, examinées 2 fois/semaine
T. verrucosum: (30 – 32°C), croissance lente (6S)
Examen mycologique
prélèvement
Examen direct
Culture
Identification
- Aspect macroscopique:
 Vitesse de développement des colonies
 Morphologie du recto et du verso: couleur
et aspect des colonies
- Aspect microscopique:
 macroconidies et microconidies
Critères d’identification des dermatophytes
Milieux d’identification
Eau glucosée 2%: à l’exception de M.canis
 Agar – tween 80 (AT): T.rubrum
 Brain-Heart: T.verrucosum; T.violaceum; T.schoenleinii
 Gélose peptonée 3%: M.persicolor, T.mentagrophytes
 Borelli ou Lactrimel: Pigmentation M.canis , T.rubrum
 Sabouraud -chloramphénicol dilué au 1/10
 Corn – meal – agar
Pomme de terre – carotte(PC) ou pomme de terre –
glucosé
Milieux réservés à certains dermatophytes
Culture sur gélose au bromocrésol pourpre
Témoin négatif: couleur gris; T. rubrum: pas de modification
T. mentagrophytes: virage au bleu- violacé
Recherche de l’uréase
Recherche des organes perforateurs
Technique:
boîte de Pétri: cheveux stérilisés + 25ml d’eau distillée +
fragments de la culture à tester examen au microscope
avec du lactophénol.
 Formations triangulaires: pénètrent dans le cheveu et
finissent par le couper
 Permettent de différencier: T.mentagrophytes qui
produit des organes perforateurs de T.rubrum qui n’en
produit pas
Organes perforateurs in vitro
Trichophyton mentagrophytes Microsporum canis
genre Microconidies macroconidie
Epidermophyton absence Massue
Paroi mince
Extrimités arrondies
en bouquet(non
échinulées)
Microsporum Piriformes
En acladium
fusiformes
Paroi échinulée
Trichophyton Piriformes ou ronde
en acladium ou
grappe
Paroi lisse non
échinulée
arrodies
Identification des dermatophytes
Epidermophyton floccosum
Microsporum audouinii
Microsporum canis
Trichophyton rubrum
Trichophyton mentagrophytes
Fructifications caractéristiques des trois genres de dermatophytes
Trichophyton rubrum (77%)
Aspect macroscopique:
 Début : glabre avec mèches
 duveteuse, en dôme
 Recto: blanc-auréole rouge
 Verso: jaune à rouge brun
Aspect microscopique:
 Souches européennes : rares
microconidies piriformes
 Souche tropicales : nombreuses
microconidies
 Macroconidies allongées et
étroites en « saucisse »
Pousse rapide
Colonies: plates , ± poudreuses ,
blanchâtres à beige
revers beige à rouge , brun
Trichophyton mentagrophytes (6,6%)
Microconidies rondes disposées en
croix de Lorraine
Microconidies disposées en buissons
Macroconidies moins nombreux, en
massue non échinulées, 3 à 6 logettes
vrilles
Trichophyton mentagrophytes
- Pousse lente
- Macroscopie: Colonies glabres
, lisses , luisantes peu
extensives, violette
- Microscopie pauvre:
Filaments arthrosporés et
chlamydospores
Pas de macroconidies
Pas de microconidies
Trichophyton violaceum (5,2%)
Trichophyton verrucosum
Aspect macroscopique:
Glabre ou cireuse, ou
cérébriforme
R. blanc ou brun clair
V. brun
Aspect microscopique:
 Chlamydospores intercalaires
 Microconidies : très rares,
piriformes
Trichophyton tonsurans
Aspect macroscopique:
• Duveteuse ou poudreuse
• Blanc à beige
Aspect microscopique:
 Microconidies nombreuses piriformes
 Macroconidies rares,
 Chlamydospores
- Pousse assez lente
- petites masses jaunâtres , cireuses , posées sur la gélose
immergées dans la gélose ou poussant en profondeur sous
forme d’arborisation
- cérébriformes (poussent plus vite)
Trichophyton schonleinii
Trichophyton schonleinii
Aspect microscopique:
• filaments mycéliens irréguliers
• Dilatation extrémité: « tête de clou forgé » « chandelier »
Chandeliers faviques
Clous faviques
Trichophyton soudanense
Macroscopie:
• aspect étoilé
• Jaune paille à rouille
Microscopie:
• Pas de microconidies ni
macroconodies
• FM épais, ramifiés à angle aigu en
« fil de fer barbelé »
• Ramifications rétrogrades
Trichophyton ajelloi
Aspect macroscopique:
Plane, poudreuse
R. beige, puis chamois à ocre
V. brun foncé à noir
Aspect microscopique:
 Microconidies absentes
 Macroconidies allongées (30à60µ),
en forme de cigare, à paroi lisse et
épaisse, nombreuses logettes
Trichophyton equinum
Aspect macroscopique:
Duveteuse, quelques plis
radiés peu accentués
R. crème à jaune pâle
V. jaune puis brun- acajou
Aspect microscopique:
 Microconidies piriformes en alcadium
ou en grappes
 Macroconidies rares, formes variables
 Chlamydospores fréquentes dans
culture âgée
Trichophyton erinacei
Aspect macroscopique:
 Poudreuse en toile d’araignée
 R. blanc- crème
 V. jaune± orange
Aspect microscopique:
 Filaments à angle droit
 Microconidies nombreuses
piriformes, en buissons
 Macroconidies rares
Trichophyton terrestre
Aspect macroscopique:
Plane, duveteuse en
périphérie, poudreuse au centre
R. blanc à jaunâtre
V. brun- jaune
Aspect microscopique:
 Microconidies très nombreuses,
en masse ou piriformes
 Macroconidies très nombreuses,
en massue, à parois minces et lisses,
2à8 logettes
Microsporum canis
Culture jeune
Culture Plus âgée
Revers
Aspect macroscopique
 Pousse rapide 3 à 4 j.
 Recto : Duvet blanc rayonnant
 Verso : pigment jaune orangé
Aspect microscopique
 macroconidies allongés (30 à 60µ)
 extrémités pointues
 parois épaisses échinulées, 6 à 12 logettes
 Microconidies piriformes (nbre variable)
Microsporum gypseum
Macroscopie:
• Pousse rapide
• Colonies planes, très
granuleuses, plâtreuses
beige, chamois à café au lait
Microscopie:
• FM Rares
• Nbx macroconidies elliptiques
échinulées à paroi mince ( max 6
logettes), 40 à 60 µm de long
• Rares microconidies piriformes
Microsporum langeronii
Aspect macroscopique:
• Colonies duveteuses, s’étalent en surface
• Verso: beige à saumon / Recto: blanc à gris
• Colonies âgées: + épaisses, plis radiées
Aspect microscopique:
• FM cloisonnées, épais avec des dilatations en
raquette
• Chlamydospores intercalaires ou terminales
Microconidies piriformes Rares macroconidies
Microsporum ferrugineum
Macroscopie:
Glabre, orangé-rouille (verso/recto)
Microscopie:
• FM réguliers, cloisonées
Septas accentuées: « tiges de bambou »
• Ni microconidies
• Ni macroconidies
Microsporum persicolor
Macroscopie: aspect de feutre
pourtour arrondie et surélevé
Recto; blanc à beige
Verso: rosée à lilas
FM ramifiés à angles droits , microconidies rondes
Macroconidies lancéolées avec parfois un appendice flagelliforme
Vrilles fréquentes
Microsporum cookei
Aspect macroscopique
Plane, duveteuse, puis poudreuse
 A gauche : Recto : teinte blanchâtre
ocre, devient brun rouge
 A droite : Verso : rouge foncé
Aspect microscopique :
Filaments cloisonnés, fins, et
réguliers
Microconidies en bâtonnet (4 à 8µ)
Macroconidies ovoïdes (30 à 50µ)
parois épaisses échinulées (5µ)
 2 à 8 logettes
Microsporum praecox
Aspect macroscopique
- Finement poudreuse à duveteuse,
pousse au ras de la gélose ± cercles
concentriques
- R. jaune- orangé
- V. chamois avec pigment jaune-
orangé
Aspect microscopique :
 Pas de microconidies
 Macro conidies: très nombreuses,
lancéolées (50 à 60 µ), paroi mince,
finement échinulées
Macroscopie
Pousse rapide
Colonie Plate rayonnée , qqfois
cérébriforme
gris verdâtre jaunâtre
se pléomorphise rapidement
Epidermophyton floccosum (0,4%)
Microscopie
- Macroconidies en forme de massue
nbreuses , groupées en régime de
banane
paroi lisse , peu épaisse
2 à 5 logettes
20 à 35 µm de long
- Pas de microconidies
Prélèvement
(Peau, ongles,cheveux, poils)
Examen direct Ensemencement
Sabouraud+antibiotique
+Sabouraud+antibiotique et cycloheximide
+Brain-Heart gélosé (ou gélose au sang)
si suspicion de T. verrucosum
Examen des cultures
Levure
Repiquage sur milieux spéciaux
- Suspicion de T. rubrum ou T. mentagrophytes:
gélose à l’urée; Borelli; gélose BCP
- Suspicion de M. canis ou M. langeronii: PDA Borelli
- Suspicion de T. mentagrophytes ou M. persicolor:
Gélose peptonée
- Suspicion de T. verrucosum: Brain-Heart gélosé
- Suspicion de moisissure: eau gélosée ou GM
- chloral-lactophénol
±noir chlorazole
-f luorochrome
Résultats immédiats
Champignons filamenteux
Examen macroscopique
et microscopique
Identification
1. Absence de macroconidies et de microconidies
Croissance rapide et extensive
M. audouinii
(chlamydospores)
Croissance lente, plutôt restrictive
Colonies jaunes à rouilles
Filaments
en tiges de bambou
Filaments
En « fil de fer barbelé »
Colonies violettes
T. violaceum
(filaments irréguliers)
M. ferrugineum T. soudanense
Colonies blanc-crème
Filaments toriloïdes Clous et chandeliers faviques
Filaments irréguliers
T. verrucosum T. schoenleinii T. Violaceum Var. glabrum
2. Présence exclusive de macroconidies
En massue
E. floccosum
allongées
Paroi épaisse et lisse
T. ajelloi
Paroi mince et échinulée
Verso beige
absence de pigment
macroconidies en cocon
Verso jaune
Et pigment diffusible
Macroconidies lancéolées
M. gypseum M. praecox
* Plus rarement, la présence exclusive de macroconidies peut être observée pour certaines souches de M. audouinii et de M. canis.
* Plus rarement, la présence exclusive de microconidies peut aussi être observée pour certaines souches de M. audouinii, de
M. persicolor, de T. erinacei et de T. soudanense
3. Présence exclusive de microconidies
Polymorphes
(piriformes, rondes
ou massues)
Rondes
disposées
en buissons
T. tonsurans
T. mentagrophytes
Piriformes
disposée en acladium
Croissance restreinte,
verso de la colonie
incolore ou brun
Croissance rapide
Verso de la colonie
Brun acajou
T. Rubrum
(souches autochtones)
T. equinum
4.1. présence de macroconidies lisses et de microconidies
Hétérogénéité de taille
Des macro microconidies
(formes intermédiaires nombreuses)
nette différence de taille
des macro et microconidies
Microconidies rondes
 vrilles
T. mentagrophytes
Microconidies piriformes
Pas de vrilles
Verso rouge vineux à noir Verso acajou Verso jaune à orangé
T. Rubrum
(souches africaines)
T. equinum T. erinacei
* Plus raremnt, la présence simultanée de macroconidies lisses et de microconidies peut être observée pour certaines
souches de T. tonsurans
T. terrestre
4.2. présence de macroconidies échinulée et de microconidies
Paroi épaisse
Macroconidies
en cocon
Macroconidies
en quenouille
M. canis
M. cookei
Paroi mince
Microconidies rondes
en bout d’allumette
Microconidies
piriformes
M. persicolor M. gypseum
*plus rarement, la présence simultanée de macroconidies échinulée et de microconidies peut être observée pour
certaines souches de M. audouinii.
 Similarité morphologique
 Espèce inhabituelle dans certaines localisations
 Complexes d’espèces
 Dermatophytes rares
 Association en culture de deux dermatophytes
Difficultés d’identification
Diagnostic différentiel
mycologique
 Pseudodermatophytes:
Scytalidium dimidiatum, Scytalidium hyalinum
 Onychocola canadensis
 Moisissures cosmopolites:
- Scopulariopsis brevicaulis
- Aspergillus
- Acremonium
- Fusarium
- Paecilomyces
Diagnostic moléculaire
Des méthodes moléculaires ont apporté un progrès
important dans la distinction entre les espèces et les
souches: RAPD, PCR temps réel ,RFLP, séquençage…
Grand intérêt dans le diagnostic des dermatophyties
Résoudre les problèmes de perte de conidiogénèse
Résoudre les problèmes de variation phénotypique
en fonction des conditions de culture.
typage des souches: intérêt dans les études
taxonomiques, épidémiologiques et physiopathologiques.
Identification moléculaire de T.mentagrophytes par PCR
1,2,3: patient1, 1:T.mentagrophytes,CC; 2: T.mentagrophytes,PF ; 3: T.
mentagrophytes,DM; 4 ,5 :patient 2,4: T.mentagrophytes,Pax,
5:T.mentagrophytes,PS.
1 2 3 4 5 6
130 bp
Diagnostic immunologique
Tests allergologiques ++
Seule la sensibilité cutanée à un antigène extrait de
cultures peut avoir une valeur diagnostique
Tests à l’épidermophytine et à la trichophytine par
patch-test, prick test ou intradermo-réaction
Lecture à 48 heures
Réaction positive: induration d’au moins 5mm de
diamètre
Traitement
 2 caractéristiques essentielles :
→ diffuse dans le bulbe et s’incorpore aux cellules kératinisées
→ fongistatique et non fongicide (inhibe la multiplication du
champignon sans le détruire)
U → associer un Traitement local de destruction du champignon
 conséquences :
→ elle n’est utile que dans les teignes pourvues de cheveux en
activité dans les teignes inflammatoires , elle est inutile
Griséofulvine
Bifonazole
butoconazole
clotrimazole
éconazole
isoconazole
kétoconazole
Miconazole
omoconazole
oxyconazole
sulconazole
tioconazole
→ très utilisés localement et actifs sur les dermatophytes
sous diverses formes : poudre , gel , lotion , spray
Imidazolés
- utilisées dans les onychomycoses
Ciclopirox : Mycoster
Amorolfine : Locéryl
Solutions filmogènes
- actif localement et per os
Onyxis
Dermatophyties étendues
Terbinafine : Lamisil
TRAITEMENT DES TEIGNES DU CUIR CHEVELU :
 Chez l’enfant :
 Griséofulvine per os
15 à 20 mg / kg / j pdt 6 semaines
 + Ttt local à un imidazolé en lotion : 1 application/j
 + Rasage au début et après 15 j (rasage se limite à
la plaque si teigne microsporique)
 Terbinafine (Lamisil®), per os, 250mg/j
TRAITEMENT DES EPIDERMOPHYTIES ET
INTERTRIGOS :
 Imidazolés sous forme de topiques :
Econazole
Tioconazole
Isoconazole
Kétoconazole
 Ou autre : Terbinafine
1 application quotidienne pdt 3 semaines (imidazolés)
pdt 1 semaine (terbinafine)
Si lésions étendues → Ttt local + général
TRAITEMENT DES ONYXIS :
 Onychomycose sans atteinte matricielle :
 Vernis en solution filmogène :
Amorolfine : appliqué 1 fois /semaine
Ciclopirox : appliqué quotidiennement
après meulage
durée 3 à 6 mois
 Avulsion chimique de l’ongle :
association Imidazolés et Urée
→ Bifonazole – Urée
durée 3 semaines à plusieurs mois
 Onychomycose avec atteinte matricielle :
- Ttt local
- Ttt antifongique par voie générale :
Terbinafine +++
1 cp pdt 3 à 6 mois (pieds)
1 cp pdt 6 semaines à 3 mois (mains)
LES MALASSEZIOSES
Pr. Ag. Trabelsi Houaida
EPU de Parasitologie-Mycologie
2020-2021
Définition
 Affections dues à des levures commensales de la peau
du genre Malassezia (anciennement appelée
Pityrosporum)
 Fréquente et bénigne
 Récidives fréquentes
Agent pathogène:
genre Malassezia
- Levures lipophiles
- Saprophyte obligatoire de la peau de l’homme et des
animaux homéothermes
- Kératinophiles
- Lipophiles: non lipodépendante M.pachydermatis
lipodépendantes(les autres espèces ).
- Opportunistes
- Taxonomie: grande controverse
Agents pathogènes
- M.furfur: était représentative du genre
- Récemment: 17 espèces
M.furfur; M.globosa; M.sympodialis;
M.slooffiae; M.restricta; M.obtusa;
M.pachydermatis; M.dermatis…..
Taxonomie des Malassezia
 Levures basidiomycètes
 Commensales de la peau: zones
riches en glandes sébacées
 Type de bourgeonnement:
unipolaire à base large
 Filamentation possible (M. globosa,
M. furfur)
Morphologie
Organisation cellulaire des levures du genre Malassezia:
ultrastructure
Ultrastructure de la paroi
►La paroi des levures ascomycètes:
bilamellaire
►La paroi des basidiomycètes :
plurilamellaire
►Malassezia: plurilamellaire comme
les basidiomycètes
- elle présente un aspect ondulé à sa
surface interne
- le noyau et les autres organites
cellulaires sont semblable à ceux des
autres levures
Classification
La forme sexuée des Malassezia n'est pas connue
Classe des Blastomycètes « levures imparfaites »
(faisant partie des Deutéromycètes ou Fungi imperfecti) mais
apparentées aux Basidiomycètes d'après
la structure de sa paroi
la capacité d’hydrolyser l’urée
 Ordre des Cryptococcales
 Famille des Cryptococcacae où on groupe les anamorphes
des levures qui ont une affinité avec les Basidiomycètes
Mécanisme pathologique
Mécanisme pathologique
 La plupart des espèces Malassezia sp impliquées appartiennent
à la flore commensale normale de la peau ( 80 %) : population et
des animaux à sang chaud (rhinocéros , carnivores ++, primates ,
rongeurs, oiseaux, bovins, caprins …)
 Colonisent la couche cornée de la peau et des follicules pileux
( zones riches en glandes sébacées++ qui leur apportent les
lipides indispensables à leur croissance)
Couche cornée
Les formes hyperchromiantes
► épaississement de la couche cornée (hyperkératose)
►production d’un pigment brun par M. furfur ( Sur milieu à base
de tryptophane et de lipides) et des fluorochromes ayant la
propriété d’absorber les rayons UV
Les formes achromiantes
la levure produit l’acide azélaique et l’ acide dicarboxylique
inhibe la synthèse de la mélanine par les mélanocytes et empêche
son transfert aux kératinocytes
d’où dépigmentation
Pathogénicité des Malassezia:
Chez l’homme :
- Pityriasis versicolor +++
- Pityriasis capitis (état pelliculaire) ++
- Dermite séborrhéique ++
- Dermite atopique +
- Folliculite ; Blépharite; onychomycose..
- Infections systémiques
Chez les animaux :
Otites externes et dermatites (M. pachydermatis)
 Peau grasse: teneur importante en triglycérides et acides gras
libres
 Application de corps gras ( huiles solaires)
Les conditions climatiques: chaleur, humidité….
 L’hypersudation
 Grossesse
 Hypercorticisme
 Immunodépression
 Prédisposition génétique
Facteurs favorisants
!!!! Les malassezioses ne sont pas contagieuses
1- Pityriasis versicolor
- Mycose cutanée bénigne, très répandue cosmopolite ,
récidivante mais non contagieuse,
- touche les couches les plus externes du stratum corneum:
l’infection se fait à partir de la microflore cutanée
commensale
avec passage de la phase levure saprophyte
À la phase filamenteuse pathogène
1- Pityriasis versicolor
Facteurs favorisants:
- Age: adolescents et adultes jeunes
- conditions climatiques: chaleur, humidité, exposition au
soleil (d’où la plus grande fréquence du PV en été et en
bordure de mer++)
- L’hypersudation
- Iatrogènes: huiles corporelles, administration des
corticoïdes, écran solaire, contraceptifs oraux
- Prédisposition génétique
1- Pityriasis versicolor
Formes cliniques multiples:
Forme hyperchromique= forme typique : macules brun
chamois, recouvertes de fines squames, confluentes et
extensives, molles se détachent facilement et de façon
abondante = “le signe du copeau”
 Macules finement squameuses non prurigineuses bien
délimitées et extensives pfs confluentes,
couleurs multiples (versicolor)
1- Pityriasis versicolor
 Forme achromique: (peau brune++) macules
dépigmentées
 Forme érythémateuse (rosé)
Sièges: zones riches en glandes sébacées
tronc++, cou, membres supérieurs (sauf paumes et
plantes)
Localisation faciale: fréquente chez l’enfant
Pityriasis versicolor :
forme hyperchromique
Pityriasis versicolor étendu:
forme hyperchromique
Pityriasis versicolor:
forme achromique
Pityriasis versicolor:
forme érythémateuse
cours dermatophytes+mlassezia -epu 27-10- 2020.pdf
cours dermatophytes+mlassezia -epu 27-10- 2020.pdf
Pityriasis versicolor : forme diffuse compliquée
par corticoïde
2-Dermite séborrhéique
Dermatose fréquente favorisée par le stress et
l'immunodépression
 Évolution chronique et récidivante
 Poussées en hiver
 Régions riches en glande sébacées:
- Visage (sillon nasogénien, pli sus-labial, sourcils,
pavillon auriculaire surtout derrière les oreilles)
- Cuir chevelu (la lisière ++ ou bordure antérieure du cc )
= Pityriasis Capitis ou état pelliculaire
- Tronc plus rarement
Atteinte de la face
 lésions érythémato-squameuses grasses, mal limitées
 prédominent aux sourcils, aux plis nasogéniens et à la
lisière du cuir chevelu.
 Le prurit est habituel.
Dermite séborrhéique de l’adulte
Chez l’adolescent ou l’adulte: lésions érythémateuses et
prurigineuses
(Sillons nasogéniens; sourcils; pavillon auriculaire)
cours dermatophytes+mlassezia -epu 27-10- 2020.pdf
Aspect typique d’une dermite séborrhéique
(lisière du cuir chevelu)
DS et SIDA
Atteinte du tronc
 Macules péripilaires qui s’élargissent en plaques
érythématosquameuses, bien limitées, annulaires ou
circinée
 Siège de prédilection: région préthoracique et gouttière
médiodorsale
Dermatose figurée médio-thoracique
Dermite séborrhéique étendue
compliquant un pemphigus
Dermatite Séborrhéique du
nourrisson
 Entre 2 semaines et 3 mois
Plaques érythémateuses
recouvertes de squames grasses et
jaunâtres «croûtes de lait »
 Vertex et fontanelle antérieure
 Extension à l’ensemble du cuir
 cuir chevelu et visage
Dermatite Séborrhéique du
nourrisson
 Atteinte bipolaire: érythème rouge vif du siège, des plis
axillaires et parfois éléments à distance
 État général conservé
 Pas de gêne fonctionnelle
 Disparition spontanée en quelques semaines
 Mode de début d’une dermatite atopique ou d’un
psoriasis?
!!! Pas d’atteinte du follicule pileux
3- Pityriasis capitis
 = état pelliculaire du cuir chevelu.
 Hyperkératose non inflammatoire du
cuir chevelu, génératrice de
nombreuses pellicules.
 favorisé par le stress.
 Le prurit: fréquent et peut entraîner
une chute des cheveux, mais ces
derniers ne tombent pas
spontanément. Dg ≠
Dg ≠ teigne
4- Folliculite à Malassezia
Papules prurigineuses et des pustules qui se localisent surtout
au niveau du tronc et sous les épaules
Inflammation d'un ou de plusieurs follicules pileux formant
une papulo-pustule
!!! y penser devant des folliculites résistant au TTT
5- Blépharite à Malassezia
Atteinte du bord libre des paupières
Inflammation chronique bilatérale du pourtour des
paupières avec sensation de cuisson et prurit .
Non traitée conjonctivite chronique
sécheresse oculaire
6- Dermite atopique
♣ Affection inflammatoire chronique de la peau
♣ Il ya une prédisposition génétique et familiale
♣ Elle est associée à d’autre allergies( alimentaire, rhinite, asthme ,..)
♣ poussées inflammatoire récidivantes entrecoupées de périodes de
rémission
♣ Clinique : lésions eczématiforme très prurigineuse avec lésions de
grattage
♣ Mécanisme immunologique :
de type HSI et HSR avec production d’IgE
6- Dermite atopique
Dermite atopique Désordre inflammatoire chronique:
Prurit et lésions eczématiques
7- Les fongémies à Malassezia
• rares
• prématurés ou des immunodéprimés nourris par
intralipides par voie intraveineuse, dialysées
• Clinique: septicémies, infections pulmonaires, méningites ,
• Dg: hémoculture , LBA , liquide péritonéal , urine biopsie
culture difficile donc incidence sous estimé …
Diagnostic biologique
A. Lumière de wood
B. Prélèvement
C. Examen microscopique
D. Culture
E. Identification phénotypique
F. Identification moléculaire
Diagnostic biologique
Lumière de wood:
fluorescence jaune verdâtre
Scotch test en cas de pityriasis versicolor
Prélèvement
 Le grattage des lésions (vaccinostyle, curette)  squames
examinées entre lame et lamelle dans un produit
éclaircissant
 La folliculite du dos nécessite le prélèvement de duvets
en plus des squames.
Prélèvement
association de levures rondes en amas
( en grappes de raisin)
+ des filaments courts
Examen microscopique
 Dans la dermite séborrhéique et le Pityriasis capitis: les
Malassezia se présentent sous forme de levures ovales,
avec absence de filaments.
 Dans la folliculite du dos: manchons de levures rondes, à
paroi épaisse autour des duvets (absence de filaments).
Examen direct d’une folliculite:
nombreuses
levures du genre Malassezia
Non indispensable au diagnostic
Intérêt: identification des espèces
Milieux: milieu Dixon
milieu de Sabouraud + Huile
Incuber à 32 et à 37°: 1 semaine
Culture
Le milieu Sabouraud Dextrose Agar +huile d’olive:
isolement de M furfur et M. pachydermatis
Inconvénients
• la pousse des contaminants
• levures lipophiles pourraient incorporer les lipides à
l’intérieur des cellules gênant leur observation
microscopique
Le milieu Dixon modifié:
Favorise la croissance + confère des caractères
morphologiques pathognomoniques
• Ce milieu permet de différentier M. globosa des autres
espèces de Malassezia:
propriété de précipiter les acides gras
insolubles libérés dans le milieu de culture
Le milieu Leeming et Notman modifié (LNAm):
• plus adapté aux études quantitatives: son taux de
recouvrement élevé par rapport au Dixon modifié
• induction de production de mycélium in vitro
• Utilisé dans l’étude de la sensibilité des souches de
Malassezia aux antifongiques
Identification phénotypique
Identification moléculaire
Les techniques d’identification des
levures du genre Malassezia
1) Critères morphologiques (aspect des colonies et des
cellules):
2) Test à la catalase: présence ou absence
3) Test à l’esculine: Présence ou absence de
ß glucosidase (hydrolysel’esculine)
4) Tween test = Test d’assimilation des lipides = Tween et du
cremophore EL( huile de castor):
5) Tolérance thermique
Identification phénotypique
Identification morphologique
►La morphologie des 7 premières espèces peut permettre une
orientation du diagnostic d’espèce.
►les aspects microscopiques de M. furfur et de M. pachydermatis:
les seuls faciles à identifier.
►diagnostic des autres espèces: ess sur des critères
physiologiques, biochimiques et génomiques
►Pour les espèces plus récentes: le dg est moléculaire
M. Pachydermatis : seule espèce non lipodépendante donc la
seule qui pousse facilement Sur Sabouraud
Aspect des colonies et des Malassezia sur
milieu Dixon ++
Colonies bombées, sèches, lisses,
brillantes ou mat planes ou en
relief ,légèrement colorés en
chamois clair.
Levures à bourgeonnement
unipolaire et répétitif donnant
naissance à une collerette au
niveau du site de
bourgeonnement.
M. furfur : Colonies lisses
convexes
M. pachydermatis : colonies lisses
mattes convexes
M. sympodialis: colonies aplaties
Convexes au centre
M. globosa: colonies
cérebriformes
M. caprae M. equina
M. obtusa: Colonies lisses et
aplatie
M. restricta: colonies
rugueuses
cours dermatophytes+mlassezia -epu 27-10- 2020.pdf
Identification biochimique et physiologique
Le test à l'uréase: toutes les Malassezia
hydrolysent l’urée
uréase(+)
M. restricta: Catalase (-)
Autres espèces: Catalase (+)
Test à la catalase
Libération des sels ferriques par
clivage de l’esculine
Test à l’esculine (ß‐glucosidase)
M. furfur ++/-
M. yamatoensis -
M. sympodialis +++
M. dermatis -
M. slooffiae -
M. caprae ++
M. equina -
M. nana +++
M. japonica ++
M. obtusa +++
M. globosa -
M. restricta-
Test d’assimilation des tweens
cours dermatophytes+mlassezia -epu 27-10- 2020.pdf
cours dermatophytes+mlassezia -epu 27-10- 2020.pdf
P* précipité dans la gélose autour d’un puits. A* croissance à distance de puits. B* croissance faible à distance de
puits. C* précipité à distance de puits.
Caractéristiques morphologiques, physiologiques et biochimiques des espèces du genre
Malassezia
Identification moléculaire
Plusieurs techniques
♣ PCR et ses variantes
♣ Séquençage,
♣ PCR-RFLP etc+++++
Marqueurs moléculaires
♣ LSU rRNA,
♣ ITS
♣ βtubulin
♣ l’ADN nucléaire( comparaison% en GC)
Identification moléculaire
PCR-RFLP of only the LSU rRNA
cours dermatophytes+mlassezia -epu 27-10- 2020.pdf
2008 Mycoses 52, 251–256
♣ TTT topique local
- Shampoing sulfure selenium
- Antifongiques topiques shampoing ou lotion
2 x/j pd3 à 6 semaines
nombreux++++:
♥ Dérivés Azolés en application locale (Pévaryl, Daktarin,
ketoderm, Ecorex, etc…..)
♥ Mycoster
♥ Lamisil
♥ Propylène glycol
♥ etc….
♣ TTT par voie générale
Dans les formes étendues et récidivantes
♥ kétoconazole (Nizoral): 200 mg/j adulte /10 jours),
♥ itraconazole (Sporanox): 200 mg/j adulte / 5 à 7 jours)
♥ ou fluconazole (Triflucan) : 400 mg l’adulte en une seule prise)
Traitement du Pityriasis versicolor
Traitement des folliculites
 Propylène glycol en solution aqueuse à 50%:
2 fois /j 3 semaines
 Clotrimazole ou miconazole crème 1 fois par
jour 2 à 3 semaines
 Kétoconazole 200mg/ j 2 à 3 semaines
TTT de la DS
TTT topique local est en général suffisant
TTT de la blépharite
Le kétoconazole (Nizoral) en préparation
L'hygiène de la paupière
tampons de démaquillage TTT
Prévention
 Pour éviter les récidives:
il convient de maîtriser les facteurs favorisants
(sudation, application d'huile solaire intempestive)
 Un traitement préventif, avant chaque été,
avec le kétoconazole en topique peut être proposé.

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  • 1. Les dermatophytomycoses Pr Ag. Trabelsi Houaida EPU de Parasitologie-Mycologie 2020-2021
  • 3. Champignon:  Organisme eucaryote, uni ou pluricellulaire dépourvu de chloroplaste  Sa structure est constituée d’un thalle (mycélium): filaments plus ou moins ramifiés  Hétérotrophes: nutrition carbonée à partir des matières organiques en décomposition
  • 4.  Ils vivent en saprophytes parasite  Propagation par diffusion des spores selon une production sexuée ou asexuée  De point de vue morphologique, on distingue: - champignons filamenteux: dermatophytes, moisissures - champignons levuriformes: Candida, Cryptococcus, Malassezia….
  • 6. Structure des champignons levuriformes Éléments unicellulaires arrondis ou ovoïdes Un ou plusieurs bourgeons rattachés à la cellule mère
  • 8. Définition  Mycoses superficielles dues à des dermatophytes.  Très fréquentes en pratique médicale  Espèces kératinophiles + Kératinolytiques  Siège : Peau + Phanères (ongles ; cheveux)  Pas d’atteinte muqueuse  10% des consultants en dermatologie
  • 9. Agents pathogènes Champignons filamenteux appartenant à la classe des ascomycètes Production des spores : Microconidies Macroconidies Classification (morphologie des cultures sur milieux de Sabouraud): 3 genres : Epidermophyton Trichophyton Microsporum
  • 10. macroconidies en fuseau, de grande taille, divisées en 6 à 8 logettes à paroi épaisse échinulée Le genre Microsporum
  • 11. - comprend une seule espèce E.floccosum: - Macroconidies en massue, de petite taille, divisées en 3 à 5 logettes à paroi mince, regroupées en régime de banane. - Pas de microconidies Le genre Epidermophyton
  • 12. - macroconidies de grande taille, à paroi mince non échinulée - microconidies rondes ou piriformes Le genre Trichophyton
  • 14. Origine humaine (anthropophile) Directe Indirecte (objets de toilettes, lieux publics contaminés) T. rubrum, T. violaceum, E. floccosum Origine animale (zoophile) contact avec les animaux de compagnie M. canis (chats ) T. mentagrophytes ( lapins , rongeurs…) T. verrucosum (bovins) Origine tellurique Microsporum gypseum Modes de contamination
  • 15. Facteurs favorisants  Chaleur + humidité  Macération (plis inguinaux, EIO),sous-vêtements synthétiques  Profession (agriculteurs, vétérinaires, éleveurs de bovins…)  Pratique de certains sports : natation, footing  Les microtraumatismes  Les facteurs hormonaux : majorité des teignes Guérison à la puberté  Les facteurs immunologiques: immunodépression , SIDA, corticothérapie
  • 19. Microsporun canis se transmet à l’homme le plus souvent par un chat parasité ou un chien
  • 20. Trichophyton mentagrophytes se transmet à l’homme le plus souvent par les lapins ou les rongeurs parasités
  • 22. Trichophyton verrucosum se transmet à l’homme le plus souvent par les bovins parasités
  • 24. Plaque alopécique chez un bovidé due à T.verrucosum
  • 25. Pathogénie des dermatophytes Peau: épiderme cheveux Ongle Dermatophytie circinée Teignes Onyxis Spores ou fragment de mycélium
  • 26.  Les teignes du cuir chevelu  Les épidermophyties  Les onyxis dermatophytiques  La maladie dermatophytique  Les folliculites  Les manifestations allergiques
  • 27. Les teignes du cuir chevelu
  • 28.  Très répandues en Tunisie avant l’indépendance → véritable problème de santé publique  Campagnes sanitaires : campagne antifavique → la prévalence a fortement diminué  Actuellement : 1% des dermatoses vues dans les hôpitaux
  • 29.  Origine : humaine +++ Trichophyton violaceum animale +++ Microsporum canis tellurique (rare) Microsporum gypseum  Spores : très résistantes survivent longtemps dans le milieu extérieur  Directe : mains Indirecte : objets contaminés → peignes , brosses , foulards……… animaux de compagnie : chats , chiens → épidémies familiales Contamination
  • 30. L’atteinte des poils et des cheveux se fait à partir de la couche cornée de l’épiderme Envahissement par propagation descendante vers le bulbe Sa progression s’arrête au niveau du collet du bulbe: Frange d’Adamson Modalité de développement d’un dermatophyte sur le cheveux
  • 31. Parasitisme du cheveu Pénétration dans le cheveu et multiplication F.M. refoulés vers l’extérieur par la pousse du cheveu continuent leur progression vers le bulbe
  • 32. Les teignes tondantes: - teignes microsporiques - teignes trichophytiques La teigne favique: le favus Les teignes suppurées: - Les kérions (cuir chevelu ) - Sycosis (barbe, moustaches )
  • 33. Les teignes tondantes: - teignes microsporiques - teignes trichophytiques La teigne favique: le favus Les teignes suppurées: - Les kérions (cuir chevelu ) - Sycosis (barbe, moustaches ) Clinique
  • 34. Teignes tondantes - Les plus fréquentes: 92 % des teignes - Atteinte préférentielle de l’enfant (âge scolaire: 4 à 10 – 12 ans )  Cassure de cheveux  Guérison spontanée à la puberté
  • 35. Teignes trichophytiques (50% des teignes) Dues à des espèces anthropophiles contagieuses T. violaceum+++ T. tonsurans T. soudanense Les plus fréquentes dans notre pays Lumière de Wood : négative
  • 36. Aspect clinique:  petites plaques (qq mm)  nombreuses  cheveux cassés très courts au ras du cuir chevelu, englués dans les squames
  • 37. Cheveux parasités très courts déformés en lettres alphabétiques
  • 38. Des dermatophyties circinées peuvent coexister avec des teignes tondantes
  • 39. O Onyxis secondaire à une teigne non traitée
  • 40. réunion de plusieurs petites plaques  aspect proche de la teigne à grandes plaques Mais persistance de quelques cheveux intacts au milieu
  • 41. Aspect inflammatoire eczématique d'une teigne trichophytique Aspect très inflammatoire d'une teigne trichophytique pouvant poser le problème de diagnostic différentiel avec un favus
  • 42.  Dues à des dermatophytes du genre Microsporum M. canis +++ (cosmopolite) M. audouini (Afrique) M. ferrugineum (extrême orient) Teignes microsporiques (42% des teignes)
  • 43. - 2ième cause de teignes en Tunisie - zoophile (chat, chien) - agent causal : Microsporum canis
  • 44. Aspect clinique: - Grandes plaques (4 à 7 cm) - Peu nombreuses (1 à 4) - Forme arrondie avec une surface sale recouverte de squames grisâtres - Cheveux cassés courts (3 à 6 mm)
  • 45. . Lumière de Wood : fluorescence verte
  • 46. Les teignes tondantes: - teignes microsporiques -teignes trichophytiques La teigne favique: le favus Les teignes suppurées: - Les kérions (cuir chevelu ) - Sycosis (barbe, moustaches ) Clinique
  • 47. Teigne favique : Favus Due à T. schoenleinii (anthropophile ) Rare (enfant, adulte) Autrefois, elle était fréquente dans notre pays mais actuellement elle est devenue sporadique Débute dans l’enfance (adulte) Non traitée → ne guérit pas à la puberté
  • 48. Aspect clinique: - Début → simple croûte sèche, tenace , résistante aux antiseptiques  Cheveux présents  Examen à la lumière de wood → fluorescence vert pâle  Traitement à ce stade → guérison
  • 49. Aspect clinique:  Croûtes s’étendent→ aspect de godets faviques: circulaires , jaune paille , déprimés Cheveux ternes grisâtres L’ensemble est malodorant Traitement à ce stade→ qq zone d’alopécie
  • 50. Aspect clinique:  Après plusieurs années → alopécie étendue définitive  Coexistence de :  Croûtes  Godets faviques  Zone d’alopécie cicatricielle  Qq cheveux ternes et fragiles  Une couronne périphérique de cheveux intacts au front et à la nuque
  • 52. Les teignes tondantes: - teignes microsporiques -teignes trichophytiques La teigne favique: le favus Les teignes suppurées: - Les kérions (cuir chevelu ) - Sycosis (barbe, moustaches ) Clinique
  • 53. Teignes inflammatoires « suppurées » (8% des teignes) Kérions de Celse du cuir chevelu (enfant, femme) Sycosis (barbe, moustaches) Les dermatophytes responsables sont zoophiles: T.mentagrophytes T.verrucosum L’infection se fait par contact avec l’animal malade
  • 54. Aspect clinique: - Plaque tuméfiée surélevée, rouge, suppurée « macaron inflammatoire » - Lumière de Wood : négative Kérions du cuir chevelu Les orifices folliculaires sont dilatées et laissant soudre de pus expulsion des cheveux
  • 55. Kérions du cuir chevelu
  • 56. Sycosis de la barbe et moustaches
  • 57. Sycosis de la barbe Sycosis des moustaches
  • 59.  Les teignes du cuir chevelu  Les épidermophyties  Les onyxis dermatophytiques  La maladie dermatophytique  Les folliculites  Les manifestations allergiques
  • 60. Les épidermophyties = teignes de la peau glabre
  • 61. Epidermophyties de la peau glabre: dermatophytie circinée Les intertrigos dermatophytiques  Lésions des grands plis : inguinaux , axillaires , interfessiers  Lésions interdigitoplantaires , plantaires , palmaires
  • 62. Epidermophytie de la peau glabre: dermatophytie circinée C’est la lésion élémentaire des dermatophytes sur la peau. S’observe à tous les âges et chez les deux sexes Tache érythémato-squameuse qui s’étend de façon excentrique: forme en anneau unique ou multiple Siègent sur n’importe quelle région de la peau
  • 63. Pénétration du dermatophyte dans l’épiderme Germination de spore filaments à croissance centrifuge Dermatophytie circinée: zone active se trouve en périphérie et le centre guérit progressivement
  • 64. Contamination : Spores ou débris de filaments Origine : Humaine Animale: animaux de compagnie contexte professionnel → éleveurs, vétérinaires Tellurique : jardiniers , fermiers , agriculteurs Tous les dermatophytes peuvent être responsables: T.violaceum ; T.rubrum ; E.floccosum, M.Canis ; T.mentagrophytes ; M.gypseum
  • 65. Dermatophytie circinée du visage :  Lésion plus ou moins prurigineuses  évolution centrifuge à partir du point d'inoculation  Bordure vésiculeuse ou squameuse prurigineuse
  • 66. Dermatophytie circinée du visage avant et après traitement antifongique par voie locale
  • 67. Dermatophytie circinée au niveau du cou
  • 68. Dermatophytie circinée à T. mentagrophytes
  • 69. mycose du dos des mains à bordure circinée
  • 72. dermatophytie circinée aggravée par des corticoïdes : exagération des signes locaux
  • 74. Dermatophytie généralisée chez une malade sous corticothérapie !!! Corticothérapie est contre indiquée en cas de dermatophytie
  • 76. Intertrigos des grands plis  lésion débutant par une fissuration prurigineuse au fond du pli  puis s’étend excentriquement en aile de papillon à bordure nette  Lésions des plis inguinaux ++++  Lésions des plis axillaires, plis interfessier : +/-
  • 77. Lésions des plis inguinaux : Eczéma marginé de Hébra Trichophyton rubrum ; Epidermophyton floccosum  Fréquent à partir de la puberté: homme jeune (E.floccosum) ou âge moyen (T.rubrum) rare chez la femme  Contamination : Spores , débris de filaments
  • 78.  Facteurs favorisants :  Excès de transpiration , occlusion , macération → joue un rôle primordial dans les mycoses des plis  Irritation liée à des vêtements trop serrés au sport intensif obésité mauvaise hygiène  Dans les collectivités (équipes sportives , armée , lycée) échanges de serviettes ou autres objets de toilette → favorisent la contagion
  • 79.  Aspect clinique : Lésion part du fond du pli  Extension excentrique → bordure érythémato- squamense ± saillante symétrique sur les 2 cuisses: → aspect en aile de papillon  Prurit important  Lésion s’étend en haut des cuisses et remonte sur le ventre → mycose en slip ou en culotte
  • 80. Intertrigo du pli sous axillaire : - "aspect en aile de papillon" : bordure érythémato-squameuse bien limitée - moins fréquents Lésions des plis axillaires
  • 83. Intertrigos interdigitoplantaires , plantaires , palmaires Lésions interdigitoplantaires :  très fréquentes  4% des dermatoses vues en dermatologie  Espèces responsables : T.rubrum +++ , T.mentagrophytes  Extension (plante, dos du pied, ongles)  Contamination et facteurs favorisants : Spores et débris de filaments mycéliens Sols souillés de squames parasités : salle de bain familiale salle de sport , piscine , hammam , chaussures
  • 84.  Facteurs aggravants :  Chaleur et humidité → microclimat favorable au développement des dermatophytes  Macération +++ Excès de transpiration Manque d’hygiène Port de chaussures trop hermétiques ou favorisant la transpiration
  • 85. Aspect clinique :  Cas simples : fissuration du fond du 3éme ou du 4éme espace  Cas plus évolués : macération de l’ensemble des espaces  Dans certains cas des bulles de dyshidrose sont observées : dans les espaces interdigitoplantaires sur le dos et la face plantaire des orteils  Qq fois squames sèches qui limitent une zone moins Macérée  Prurit : très variable
  • 86. Epidermophytie interdigito-plantaire : "pied d'athlète": fissuration du fond du 4e espace avec peau squameuse et blanchâtre
  • 88. Lésions de la plante et bord du pied :  Coexistent ou non avec les autres lésions IDP  Si extension d’une mycose IDP → lésions bien limitées par des squames sèches s’étendant sur la plante et les bords  Si lésions isolées → il s’agit de pustules d’apparition soudaines et éphémères évoluant par poussées centrifuges
  • 89. Dermatophytie plantaire: peau squameuse accentuée au niveau des plis
  • 90. L’atteinte de la plante du pied peut se faire par extension des atteintes interdigitales. Aspect squameux
  • 91. Lésions squameuses, débordant la face latérale du pied
  • 92. Lésions palmaires :  Lésions dues T.rubrum :  Affection unilatérale  Atteint généralement l’homme d’âge moyen  Epaississement très progressif de la surface d’une paume et de la face palmaire des doigts associé à un érythème plus ou moins marqué  Prurit variable  Lésions dues à T.mentagrophytes : Bulles de dyshidroses palmaires
  • 93. Mycose de la paume de la main : Aspect squameux intense surtout au niveau des plis palmaires
  • 96.  Les teignes du cuir chevelu  Les épidermophyties  Les onyxis dermatophytiques  La maladie dermatophytique  Les folliculites  Les manifestations allergiques
  • 97. Les onychomycoses sont très fréquentes:  Motif fréquent de consultation: 4% des dermatoses vues à l’hôpital (Sfax: 665 cas/an)  Elles engendrent une gène fonctionnelle et esthétique  Elles posent souvent des difficultés thérapeutiques  Plus fréquents chez les adultes Les onyxis dermatophytiques
  • 98. Onyxis des orteils ++ Jamais de périonyxis Secondaires à: - un intertrigo - une teigne Agents le plus souvent en cause: - T.rubrum - T.interdigitale
  • 99. Modalités de développement d’un dermatophyte au niveau de l’ongle Le dermatophyte attaque l’ongle au niveau de son extrémité distale puis gagne le lit de l’ongle et parasite la lame inférieure
  • 100.  Parasitisme de l’ongle : 1  Infection débute par le bord libre de l’ongle  Spores pénètrent sous l’ongle → prolifèrent dans la table interne  Destruction de la lame superficielle 2  Dans certains cas → pénétration des filaments de l’extérieur vers l’intérieur D1 D2
  • 101.  Aspects cliniques: 4 types:  Variété sous unguéale disto-latérale +++  Leuconychie superficielle  Leuconychie sous unguéale proximale  Onychodystrophie totale
  • 102. Onychomycose sous unguéale distale:  Dermatophyte se multiplie dans le lit de l’ongle  → tache jaune à brune ± foncée qui va s’étaler  Il y a épaississement de l’ongle  Le lit devient friable
  • 103. Onychomycose sous unguéale latéro-distale :  atteinte de l'ongle à partir du bord latéro-distal  pas de périonyxis  modification de la couleur de l'ongle : aspect strié  lit de l'ongle : friable
  • 104. Onychomycodystrophie totale :  → destruction totale des ongles  → expulsion de la lame superficielle  Lit de l’ongle parsemé de débris kératiniques
  • 105. Leuconychies superficielles :  → mode d’attaque différent  → C’est la lame superficielle qui est directement atteinte  Tache blanche d’abord ponctiforme qui s’étend peu à peu
  • 106.  Les teignes du cuir chevelu  Les épidermophyties  Les onyxis dermatophytiques  La maladie dermatophytique  Les folliculites  Les manifestations allergiques
  • 107.  Maladie rare , grave → engage le pronostic vital  Dermatose cutanéo-viscérale chronique provoquée par des dermatophytes  Fréquente au Maghreb (Tunisie une dizaine de cas décrits)  Forte consanguinité  Anomalie fonctionnelle de l’immunité cellulaire
  • 109.  Les teignes du cuir chevelu  Les épidermophyties  Les onyxis dermatophytiques  La maladie dermatophytique  Les folliculites  Les manifestations allergiques
  • 110. Les folliculites à dermatophytes: rare
  • 111. Atteint les femmes jeunes Evolue chroniquement Lésions siègent sur le tiers moyen ou inférieur des jambes D’un seul côté Prurit Périfolliculite granulomateuse de jambe due à T.rubrum - Atteint les femmes jeunes - Evolue chroniquement - Lésions : tiers moyen ou inférieur des jambes - D’un seul côté - Prurit
  • 112.  Les teignes du cuir chevelu  Les épidermophyties  Les onyxis dermatophytiques  La maladie dermatophytique  Les folliculites  Les manifestations allergiques
  • 117. Principes généraux (1) N’est pas urgent Étape décisive dans le dg de certitude. Se situe là ou se trouvent des filaments mycéliens : au niveau de la jonction entre zone saine – zone atteinte
  • 118. Principes généraux (2) Accompagné d’un interrogatoire précisant:  Age (enfant : crèche , école ) – sexe  Origine géographique  Profession  Contacts avec les animaux  Aspect des lésions: évolution  prise d’antifongique local ou général
  • 119. Le pvt doit se faire:  Avant tout traitement par voie générale.  A distance de toute application locale de - médicament: antifongique - antiseptique - vernis
  • 121. Prélèvements des Cheveux et poils  Avec une pince à épiler → arracher les cheveux cassés (wood) Favus  prélever une partie du godet et arracher les cheveux décolorés grisâtres et ternes  Kérion  racler squames et poils en périphérie prélever le pus
  • 122. Prélèvement des cheveux atteints à la pince à épiler Grattage des squames ( croûte)
  • 123. Prélèvement de la peau glabre  Racler fortement les squames à la périphérie des lésions Les recueillir dans une boîte de Pétri stérile
  • 124. Couper les ongles jusqu’à la partie saine Racler le lit de l’ongle poudre Prélèvement des ongles
  • 126. Les éclaircissants La potasse à 10%(cheveux) , 20 et 30% (ongles) Le chloral-lactophénol : conservé des années Le noir de chlorozole + potasse: aspect noir des filaments Le rouge congo Calcofluor White: fluorescence: la plus sensible Un examen direct négatif n’exclut pas le dg. faux négatif: 5 – 15%
  • 127. Montage des squames dans du chloral-lactophénol Lumière ordinaire Contraste de phase En interférentiel
  • 128.  Sur une lame déposer : un peu de matériel prélevé + 1 goutte de KOH à 30 % (ou de lactophénol) Recouvrir d’une lamelle Chauffer légèrement à la veilleuse du bec bunsen jusqu’à émission de vapeur
  • 129. Cheveux et poils  E.D.  identification du type de parasitisme pilaire Cheveux: 5 types de parasitisme
  • 130. Type trichophytique T. violaceum+++ • Grosses spores • 5 à 6 µm de diamètre « sac de noisette » • Très nombreuses • Cheveux cassés à ras Teignes endothrix pures :
  • 131. Type favique Nbreux filaments intrapilaires souvent arthrosporés Godet favique : enchevêtrement de filaments mycéliens Trichophyton schoenleinii
  • 132. Type favique : Nombreux filaments mycéliens très arthrosporés « tarses faviques » + bulles d’air après éclaircissement à la potasse
  • 133. Type microsporique : Ex : Microsporum canis Quelques F.M intrapilaires Une gaine de petites spores de 2µm de diamètre à l’extérieur Teignes endo-ectothrix
  • 134. Ex : Trichophyton mentagrophytes Qques F.M. intrapilaires + Chaînettes de petites spores de 2 µm de diamètre à la surface du cheveu parasitisme ecto-endothrix :Type microïde
  • 135. Trichophyton verrucosum Qques F.M. intrapilaires Chaînettes de grosses spores de 5 à 6 µm de diamètre à la surface du cheveu parasitisme ecto-endothrix :Type mégasporique
  • 136. Les teignes du cuir chevelu
  • 137. Squames et fragments d’ongles E.D.  filaments mycéliens de 3 ou 4 µm de diamètre cloisonnés et ramifiés souvent arthrosporées.
  • 139.  Milieux utilisés: Milieu de Sabouraud- Chloramphénicol Milieu de Sabouraud- Chloramphénicol -Actidione Ensemencer au moins 5 fragments par tube, sur les bords, au contact du verre.
  • 140. Incubation (25°C), 7jours à 1mois, examinées 2 fois/semaine T. verrucosum: (30 – 32°C), croissance lente (6S)
  • 142. - Aspect macroscopique:  Vitesse de développement des colonies  Morphologie du recto et du verso: couleur et aspect des colonies - Aspect microscopique:  macroconidies et microconidies Critères d’identification des dermatophytes
  • 143. Milieux d’identification Eau glucosée 2%: à l’exception de M.canis  Agar – tween 80 (AT): T.rubrum  Brain-Heart: T.verrucosum; T.violaceum; T.schoenleinii  Gélose peptonée 3%: M.persicolor, T.mentagrophytes  Borelli ou Lactrimel: Pigmentation M.canis , T.rubrum  Sabouraud -chloramphénicol dilué au 1/10  Corn – meal – agar Pomme de terre – carotte(PC) ou pomme de terre – glucosé Milieux réservés à certains dermatophytes
  • 144. Culture sur gélose au bromocrésol pourpre Témoin négatif: couleur gris; T. rubrum: pas de modification T. mentagrophytes: virage au bleu- violacé
  • 146. Recherche des organes perforateurs Technique: boîte de Pétri: cheveux stérilisés + 25ml d’eau distillée + fragments de la culture à tester examen au microscope avec du lactophénol.  Formations triangulaires: pénètrent dans le cheveu et finissent par le couper  Permettent de différencier: T.mentagrophytes qui produit des organes perforateurs de T.rubrum qui n’en produit pas
  • 147. Organes perforateurs in vitro Trichophyton mentagrophytes Microsporum canis
  • 148. genre Microconidies macroconidie Epidermophyton absence Massue Paroi mince Extrimités arrondies en bouquet(non échinulées) Microsporum Piriformes En acladium fusiformes Paroi échinulée Trichophyton Piriformes ou ronde en acladium ou grappe Paroi lisse non échinulée arrodies Identification des dermatophytes
  • 149. Epidermophyton floccosum Microsporum audouinii Microsporum canis Trichophyton rubrum Trichophyton mentagrophytes Fructifications caractéristiques des trois genres de dermatophytes
  • 150. Trichophyton rubrum (77%) Aspect macroscopique:  Début : glabre avec mèches  duveteuse, en dôme  Recto: blanc-auréole rouge  Verso: jaune à rouge brun Aspect microscopique:  Souches européennes : rares microconidies piriformes  Souche tropicales : nombreuses microconidies  Macroconidies allongées et étroites en « saucisse »
  • 151. Pousse rapide Colonies: plates , ± poudreuses , blanchâtres à beige revers beige à rouge , brun Trichophyton mentagrophytes (6,6%)
  • 152. Microconidies rondes disposées en croix de Lorraine Microconidies disposées en buissons Macroconidies moins nombreux, en massue non échinulées, 3 à 6 logettes vrilles Trichophyton mentagrophytes
  • 153. - Pousse lente - Macroscopie: Colonies glabres , lisses , luisantes peu extensives, violette - Microscopie pauvre: Filaments arthrosporés et chlamydospores Pas de macroconidies Pas de microconidies Trichophyton violaceum (5,2%)
  • 154. Trichophyton verrucosum Aspect macroscopique: Glabre ou cireuse, ou cérébriforme R. blanc ou brun clair V. brun Aspect microscopique:  Chlamydospores intercalaires  Microconidies : très rares, piriformes
  • 155. Trichophyton tonsurans Aspect macroscopique: • Duveteuse ou poudreuse • Blanc à beige Aspect microscopique:  Microconidies nombreuses piriformes  Macroconidies rares,  Chlamydospores
  • 156. - Pousse assez lente - petites masses jaunâtres , cireuses , posées sur la gélose immergées dans la gélose ou poussant en profondeur sous forme d’arborisation - cérébriformes (poussent plus vite) Trichophyton schonleinii
  • 157. Trichophyton schonleinii Aspect microscopique: • filaments mycéliens irréguliers • Dilatation extrémité: « tête de clou forgé » « chandelier »
  • 159. Trichophyton soudanense Macroscopie: • aspect étoilé • Jaune paille à rouille Microscopie: • Pas de microconidies ni macroconodies • FM épais, ramifiés à angle aigu en « fil de fer barbelé » • Ramifications rétrogrades
  • 160. Trichophyton ajelloi Aspect macroscopique: Plane, poudreuse R. beige, puis chamois à ocre V. brun foncé à noir Aspect microscopique:  Microconidies absentes  Macroconidies allongées (30à60µ), en forme de cigare, à paroi lisse et épaisse, nombreuses logettes
  • 161. Trichophyton equinum Aspect macroscopique: Duveteuse, quelques plis radiés peu accentués R. crème à jaune pâle V. jaune puis brun- acajou Aspect microscopique:  Microconidies piriformes en alcadium ou en grappes  Macroconidies rares, formes variables  Chlamydospores fréquentes dans culture âgée
  • 162. Trichophyton erinacei Aspect macroscopique:  Poudreuse en toile d’araignée  R. blanc- crème  V. jaune± orange Aspect microscopique:  Filaments à angle droit  Microconidies nombreuses piriformes, en buissons  Macroconidies rares
  • 163. Trichophyton terrestre Aspect macroscopique: Plane, duveteuse en périphérie, poudreuse au centre R. blanc à jaunâtre V. brun- jaune Aspect microscopique:  Microconidies très nombreuses, en masse ou piriformes  Macroconidies très nombreuses, en massue, à parois minces et lisses, 2à8 logettes
  • 164. Microsporum canis Culture jeune Culture Plus âgée Revers Aspect macroscopique  Pousse rapide 3 à 4 j.  Recto : Duvet blanc rayonnant  Verso : pigment jaune orangé Aspect microscopique  macroconidies allongés (30 à 60µ)  extrémités pointues  parois épaisses échinulées, 6 à 12 logettes  Microconidies piriformes (nbre variable)
  • 165. Microsporum gypseum Macroscopie: • Pousse rapide • Colonies planes, très granuleuses, plâtreuses beige, chamois à café au lait Microscopie: • FM Rares • Nbx macroconidies elliptiques échinulées à paroi mince ( max 6 logettes), 40 à 60 µm de long • Rares microconidies piriformes
  • 166. Microsporum langeronii Aspect macroscopique: • Colonies duveteuses, s’étalent en surface • Verso: beige à saumon / Recto: blanc à gris • Colonies âgées: + épaisses, plis radiées
  • 167. Aspect microscopique: • FM cloisonnées, épais avec des dilatations en raquette • Chlamydospores intercalaires ou terminales Microconidies piriformes Rares macroconidies
  • 168. Microsporum ferrugineum Macroscopie: Glabre, orangé-rouille (verso/recto) Microscopie: • FM réguliers, cloisonées Septas accentuées: « tiges de bambou » • Ni microconidies • Ni macroconidies
  • 169. Microsporum persicolor Macroscopie: aspect de feutre pourtour arrondie et surélevé Recto; blanc à beige Verso: rosée à lilas
  • 170. FM ramifiés à angles droits , microconidies rondes Macroconidies lancéolées avec parfois un appendice flagelliforme Vrilles fréquentes
  • 171. Microsporum cookei Aspect macroscopique Plane, duveteuse, puis poudreuse  A gauche : Recto : teinte blanchâtre ocre, devient brun rouge  A droite : Verso : rouge foncé Aspect microscopique : Filaments cloisonnés, fins, et réguliers Microconidies en bâtonnet (4 à 8µ) Macroconidies ovoïdes (30 à 50µ) parois épaisses échinulées (5µ)  2 à 8 logettes
  • 172. Microsporum praecox Aspect macroscopique - Finement poudreuse à duveteuse, pousse au ras de la gélose ± cercles concentriques - R. jaune- orangé - V. chamois avec pigment jaune- orangé Aspect microscopique :  Pas de microconidies  Macro conidies: très nombreuses, lancéolées (50 à 60 µ), paroi mince, finement échinulées
  • 173. Macroscopie Pousse rapide Colonie Plate rayonnée , qqfois cérébriforme gris verdâtre jaunâtre se pléomorphise rapidement Epidermophyton floccosum (0,4%)
  • 174. Microscopie - Macroconidies en forme de massue nbreuses , groupées en régime de banane paroi lisse , peu épaisse 2 à 5 logettes 20 à 35 µm de long - Pas de microconidies
  • 175. Prélèvement (Peau, ongles,cheveux, poils) Examen direct Ensemencement Sabouraud+antibiotique +Sabouraud+antibiotique et cycloheximide +Brain-Heart gélosé (ou gélose au sang) si suspicion de T. verrucosum Examen des cultures Levure Repiquage sur milieux spéciaux - Suspicion de T. rubrum ou T. mentagrophytes: gélose à l’urée; Borelli; gélose BCP - Suspicion de M. canis ou M. langeronii: PDA Borelli - Suspicion de T. mentagrophytes ou M. persicolor: Gélose peptonée - Suspicion de T. verrucosum: Brain-Heart gélosé - Suspicion de moisissure: eau gélosée ou GM - chloral-lactophénol ±noir chlorazole -f luorochrome Résultats immédiats Champignons filamenteux Examen macroscopique et microscopique Identification
  • 176. 1. Absence de macroconidies et de microconidies Croissance rapide et extensive M. audouinii (chlamydospores) Croissance lente, plutôt restrictive Colonies jaunes à rouilles Filaments en tiges de bambou Filaments En « fil de fer barbelé » Colonies violettes T. violaceum (filaments irréguliers) M. ferrugineum T. soudanense Colonies blanc-crème Filaments toriloïdes Clous et chandeliers faviques Filaments irréguliers T. verrucosum T. schoenleinii T. Violaceum Var. glabrum
  • 177. 2. Présence exclusive de macroconidies En massue E. floccosum allongées Paroi épaisse et lisse T. ajelloi Paroi mince et échinulée Verso beige absence de pigment macroconidies en cocon Verso jaune Et pigment diffusible Macroconidies lancéolées M. gypseum M. praecox * Plus rarement, la présence exclusive de macroconidies peut être observée pour certaines souches de M. audouinii et de M. canis.
  • 178. * Plus rarement, la présence exclusive de microconidies peut aussi être observée pour certaines souches de M. audouinii, de M. persicolor, de T. erinacei et de T. soudanense 3. Présence exclusive de microconidies Polymorphes (piriformes, rondes ou massues) Rondes disposées en buissons T. tonsurans T. mentagrophytes Piriformes disposée en acladium Croissance restreinte, verso de la colonie incolore ou brun Croissance rapide Verso de la colonie Brun acajou T. Rubrum (souches autochtones) T. equinum
  • 179. 4.1. présence de macroconidies lisses et de microconidies Hétérogénéité de taille Des macro microconidies (formes intermédiaires nombreuses) nette différence de taille des macro et microconidies Microconidies rondes  vrilles T. mentagrophytes Microconidies piriformes Pas de vrilles Verso rouge vineux à noir Verso acajou Verso jaune à orangé T. Rubrum (souches africaines) T. equinum T. erinacei * Plus raremnt, la présence simultanée de macroconidies lisses et de microconidies peut être observée pour certaines souches de T. tonsurans T. terrestre
  • 180. 4.2. présence de macroconidies échinulée et de microconidies Paroi épaisse Macroconidies en cocon Macroconidies en quenouille M. canis M. cookei Paroi mince Microconidies rondes en bout d’allumette Microconidies piriformes M. persicolor M. gypseum *plus rarement, la présence simultanée de macroconidies échinulée et de microconidies peut être observée pour certaines souches de M. audouinii.
  • 181.  Similarité morphologique  Espèce inhabituelle dans certaines localisations  Complexes d’espèces  Dermatophytes rares  Association en culture de deux dermatophytes Difficultés d’identification
  • 182. Diagnostic différentiel mycologique  Pseudodermatophytes: Scytalidium dimidiatum, Scytalidium hyalinum  Onychocola canadensis  Moisissures cosmopolites: - Scopulariopsis brevicaulis - Aspergillus - Acremonium - Fusarium - Paecilomyces
  • 183. Diagnostic moléculaire Des méthodes moléculaires ont apporté un progrès important dans la distinction entre les espèces et les souches: RAPD, PCR temps réel ,RFLP, séquençage… Grand intérêt dans le diagnostic des dermatophyties Résoudre les problèmes de perte de conidiogénèse Résoudre les problèmes de variation phénotypique en fonction des conditions de culture. typage des souches: intérêt dans les études taxonomiques, épidémiologiques et physiopathologiques.
  • 184. Identification moléculaire de T.mentagrophytes par PCR 1,2,3: patient1, 1:T.mentagrophytes,CC; 2: T.mentagrophytes,PF ; 3: T. mentagrophytes,DM; 4 ,5 :patient 2,4: T.mentagrophytes,Pax, 5:T.mentagrophytes,PS. 1 2 3 4 5 6 130 bp
  • 185. Diagnostic immunologique Tests allergologiques ++ Seule la sensibilité cutanée à un antigène extrait de cultures peut avoir une valeur diagnostique Tests à l’épidermophytine et à la trichophytine par patch-test, prick test ou intradermo-réaction Lecture à 48 heures Réaction positive: induration d’au moins 5mm de diamètre
  • 187.  2 caractéristiques essentielles : → diffuse dans le bulbe et s’incorpore aux cellules kératinisées → fongistatique et non fongicide (inhibe la multiplication du champignon sans le détruire) U → associer un Traitement local de destruction du champignon  conséquences : → elle n’est utile que dans les teignes pourvues de cheveux en activité dans les teignes inflammatoires , elle est inutile Griséofulvine
  • 188. Bifonazole butoconazole clotrimazole éconazole isoconazole kétoconazole Miconazole omoconazole oxyconazole sulconazole tioconazole → très utilisés localement et actifs sur les dermatophytes sous diverses formes : poudre , gel , lotion , spray Imidazolés
  • 189. - utilisées dans les onychomycoses Ciclopirox : Mycoster Amorolfine : Locéryl Solutions filmogènes - actif localement et per os Onyxis Dermatophyties étendues Terbinafine : Lamisil
  • 190. TRAITEMENT DES TEIGNES DU CUIR CHEVELU :  Chez l’enfant :  Griséofulvine per os 15 à 20 mg / kg / j pdt 6 semaines  + Ttt local à un imidazolé en lotion : 1 application/j  + Rasage au début et après 15 j (rasage se limite à la plaque si teigne microsporique)  Terbinafine (Lamisil®), per os, 250mg/j
  • 191. TRAITEMENT DES EPIDERMOPHYTIES ET INTERTRIGOS :  Imidazolés sous forme de topiques : Econazole Tioconazole Isoconazole Kétoconazole  Ou autre : Terbinafine 1 application quotidienne pdt 3 semaines (imidazolés) pdt 1 semaine (terbinafine) Si lésions étendues → Ttt local + général
  • 192. TRAITEMENT DES ONYXIS :  Onychomycose sans atteinte matricielle :  Vernis en solution filmogène : Amorolfine : appliqué 1 fois /semaine Ciclopirox : appliqué quotidiennement après meulage durée 3 à 6 mois  Avulsion chimique de l’ongle : association Imidazolés et Urée → Bifonazole – Urée durée 3 semaines à plusieurs mois
  • 193.  Onychomycose avec atteinte matricielle : - Ttt local - Ttt antifongique par voie générale : Terbinafine +++ 1 cp pdt 3 à 6 mois (pieds) 1 cp pdt 6 semaines à 3 mois (mains)
  • 194. LES MALASSEZIOSES Pr. Ag. Trabelsi Houaida EPU de Parasitologie-Mycologie 2020-2021
  • 195. Définition  Affections dues à des levures commensales de la peau du genre Malassezia (anciennement appelée Pityrosporum)  Fréquente et bénigne  Récidives fréquentes
  • 196. Agent pathogène: genre Malassezia - Levures lipophiles - Saprophyte obligatoire de la peau de l’homme et des animaux homéothermes - Kératinophiles - Lipophiles: non lipodépendante M.pachydermatis lipodépendantes(les autres espèces ). - Opportunistes - Taxonomie: grande controverse
  • 197. Agents pathogènes - M.furfur: était représentative du genre - Récemment: 17 espèces M.furfur; M.globosa; M.sympodialis; M.slooffiae; M.restricta; M.obtusa; M.pachydermatis; M.dermatis….. Taxonomie des Malassezia
  • 198.  Levures basidiomycètes  Commensales de la peau: zones riches en glandes sébacées  Type de bourgeonnement: unipolaire à base large  Filamentation possible (M. globosa, M. furfur) Morphologie
  • 199. Organisation cellulaire des levures du genre Malassezia: ultrastructure Ultrastructure de la paroi ►La paroi des levures ascomycètes: bilamellaire ►La paroi des basidiomycètes : plurilamellaire ►Malassezia: plurilamellaire comme les basidiomycètes - elle présente un aspect ondulé à sa surface interne - le noyau et les autres organites cellulaires sont semblable à ceux des autres levures
  • 200. Classification La forme sexuée des Malassezia n'est pas connue Classe des Blastomycètes « levures imparfaites » (faisant partie des Deutéromycètes ou Fungi imperfecti) mais apparentées aux Basidiomycètes d'après la structure de sa paroi la capacité d’hydrolyser l’urée  Ordre des Cryptococcales  Famille des Cryptococcacae où on groupe les anamorphes des levures qui ont une affinité avec les Basidiomycètes
  • 202.  La plupart des espèces Malassezia sp impliquées appartiennent à la flore commensale normale de la peau ( 80 %) : population et des animaux à sang chaud (rhinocéros , carnivores ++, primates , rongeurs, oiseaux, bovins, caprins …)  Colonisent la couche cornée de la peau et des follicules pileux ( zones riches en glandes sébacées++ qui leur apportent les lipides indispensables à leur croissance) Couche cornée
  • 203. Les formes hyperchromiantes ► épaississement de la couche cornée (hyperkératose) ►production d’un pigment brun par M. furfur ( Sur milieu à base de tryptophane et de lipides) et des fluorochromes ayant la propriété d’absorber les rayons UV Les formes achromiantes la levure produit l’acide azélaique et l’ acide dicarboxylique inhibe la synthèse de la mélanine par les mélanocytes et empêche son transfert aux kératinocytes d’où dépigmentation
  • 204. Pathogénicité des Malassezia: Chez l’homme : - Pityriasis versicolor +++ - Pityriasis capitis (état pelliculaire) ++ - Dermite séborrhéique ++ - Dermite atopique + - Folliculite ; Blépharite; onychomycose.. - Infections systémiques Chez les animaux : Otites externes et dermatites (M. pachydermatis)
  • 205.  Peau grasse: teneur importante en triglycérides et acides gras libres  Application de corps gras ( huiles solaires) Les conditions climatiques: chaleur, humidité….  L’hypersudation  Grossesse  Hypercorticisme  Immunodépression  Prédisposition génétique Facteurs favorisants !!!! Les malassezioses ne sont pas contagieuses
  • 206. 1- Pityriasis versicolor - Mycose cutanée bénigne, très répandue cosmopolite , récidivante mais non contagieuse, - touche les couches les plus externes du stratum corneum: l’infection se fait à partir de la microflore cutanée commensale avec passage de la phase levure saprophyte À la phase filamenteuse pathogène
  • 207. 1- Pityriasis versicolor Facteurs favorisants: - Age: adolescents et adultes jeunes - conditions climatiques: chaleur, humidité, exposition au soleil (d’où la plus grande fréquence du PV en été et en bordure de mer++) - L’hypersudation - Iatrogènes: huiles corporelles, administration des corticoïdes, écran solaire, contraceptifs oraux - Prédisposition génétique
  • 208. 1- Pityriasis versicolor Formes cliniques multiples: Forme hyperchromique= forme typique : macules brun chamois, recouvertes de fines squames, confluentes et extensives, molles se détachent facilement et de façon abondante = “le signe du copeau”  Macules finement squameuses non prurigineuses bien délimitées et extensives pfs confluentes, couleurs multiples (versicolor)
  • 209. 1- Pityriasis versicolor  Forme achromique: (peau brune++) macules dépigmentées  Forme érythémateuse (rosé) Sièges: zones riches en glandes sébacées tronc++, cou, membres supérieurs (sauf paumes et plantes) Localisation faciale: fréquente chez l’enfant
  • 210. Pityriasis versicolor : forme hyperchromique
  • 216. Pityriasis versicolor : forme diffuse compliquée par corticoïde
  • 217. 2-Dermite séborrhéique Dermatose fréquente favorisée par le stress et l'immunodépression  Évolution chronique et récidivante  Poussées en hiver  Régions riches en glande sébacées: - Visage (sillon nasogénien, pli sus-labial, sourcils, pavillon auriculaire surtout derrière les oreilles) - Cuir chevelu (la lisière ++ ou bordure antérieure du cc ) = Pityriasis Capitis ou état pelliculaire - Tronc plus rarement
  • 218. Atteinte de la face  lésions érythémato-squameuses grasses, mal limitées  prédominent aux sourcils, aux plis nasogéniens et à la lisière du cuir chevelu.  Le prurit est habituel. Dermite séborrhéique de l’adulte
  • 219. Chez l’adolescent ou l’adulte: lésions érythémateuses et prurigineuses (Sillons nasogéniens; sourcils; pavillon auriculaire)
  • 221. Aspect typique d’une dermite séborrhéique (lisière du cuir chevelu)
  • 223. Atteinte du tronc  Macules péripilaires qui s’élargissent en plaques érythématosquameuses, bien limitées, annulaires ou circinée  Siège de prédilection: région préthoracique et gouttière médiodorsale
  • 226. Dermatite Séborrhéique du nourrisson  Entre 2 semaines et 3 mois Plaques érythémateuses recouvertes de squames grasses et jaunâtres «croûtes de lait »  Vertex et fontanelle antérieure  Extension à l’ensemble du cuir  cuir chevelu et visage
  • 227. Dermatite Séborrhéique du nourrisson  Atteinte bipolaire: érythème rouge vif du siège, des plis axillaires et parfois éléments à distance  État général conservé  Pas de gêne fonctionnelle  Disparition spontanée en quelques semaines  Mode de début d’une dermatite atopique ou d’un psoriasis?
  • 228. !!! Pas d’atteinte du follicule pileux 3- Pityriasis capitis  = état pelliculaire du cuir chevelu.  Hyperkératose non inflammatoire du cuir chevelu, génératrice de nombreuses pellicules.  favorisé par le stress.  Le prurit: fréquent et peut entraîner une chute des cheveux, mais ces derniers ne tombent pas spontanément. Dg ≠ Dg ≠ teigne
  • 229. 4- Folliculite à Malassezia Papules prurigineuses et des pustules qui se localisent surtout au niveau du tronc et sous les épaules Inflammation d'un ou de plusieurs follicules pileux formant une papulo-pustule !!! y penser devant des folliculites résistant au TTT
  • 230. 5- Blépharite à Malassezia Atteinte du bord libre des paupières Inflammation chronique bilatérale du pourtour des paupières avec sensation de cuisson et prurit . Non traitée conjonctivite chronique sécheresse oculaire
  • 231. 6- Dermite atopique ♣ Affection inflammatoire chronique de la peau ♣ Il ya une prédisposition génétique et familiale ♣ Elle est associée à d’autre allergies( alimentaire, rhinite, asthme ,..) ♣ poussées inflammatoire récidivantes entrecoupées de périodes de rémission ♣ Clinique : lésions eczématiforme très prurigineuse avec lésions de grattage ♣ Mécanisme immunologique : de type HSI et HSR avec production d’IgE
  • 232. 6- Dermite atopique Dermite atopique Désordre inflammatoire chronique: Prurit et lésions eczématiques
  • 233. 7- Les fongémies à Malassezia • rares • prématurés ou des immunodéprimés nourris par intralipides par voie intraveineuse, dialysées • Clinique: septicémies, infections pulmonaires, méningites , • Dg: hémoculture , LBA , liquide péritonéal , urine biopsie culture difficile donc incidence sous estimé …
  • 234. Diagnostic biologique A. Lumière de wood B. Prélèvement C. Examen microscopique D. Culture E. Identification phénotypique F. Identification moléculaire
  • 235. Diagnostic biologique Lumière de wood: fluorescence jaune verdâtre
  • 236. Scotch test en cas de pityriasis versicolor Prélèvement
  • 237.  Le grattage des lésions (vaccinostyle, curette)  squames examinées entre lame et lamelle dans un produit éclaircissant  La folliculite du dos nécessite le prélèvement de duvets en plus des squames. Prélèvement
  • 238. association de levures rondes en amas ( en grappes de raisin) + des filaments courts Examen microscopique
  • 239.  Dans la dermite séborrhéique et le Pityriasis capitis: les Malassezia se présentent sous forme de levures ovales, avec absence de filaments.  Dans la folliculite du dos: manchons de levures rondes, à paroi épaisse autour des duvets (absence de filaments). Examen direct d’une folliculite: nombreuses levures du genre Malassezia
  • 240. Non indispensable au diagnostic Intérêt: identification des espèces Milieux: milieu Dixon milieu de Sabouraud + Huile Incuber à 32 et à 37°: 1 semaine Culture
  • 241. Le milieu Sabouraud Dextrose Agar +huile d’olive: isolement de M furfur et M. pachydermatis Inconvénients • la pousse des contaminants • levures lipophiles pourraient incorporer les lipides à l’intérieur des cellules gênant leur observation microscopique
  • 242. Le milieu Dixon modifié: Favorise la croissance + confère des caractères morphologiques pathognomoniques • Ce milieu permet de différentier M. globosa des autres espèces de Malassezia: propriété de précipiter les acides gras insolubles libérés dans le milieu de culture
  • 243. Le milieu Leeming et Notman modifié (LNAm): • plus adapté aux études quantitatives: son taux de recouvrement élevé par rapport au Dixon modifié • induction de production de mycélium in vitro • Utilisé dans l’étude de la sensibilité des souches de Malassezia aux antifongiques
  • 244. Identification phénotypique Identification moléculaire Les techniques d’identification des levures du genre Malassezia
  • 245. 1) Critères morphologiques (aspect des colonies et des cellules): 2) Test à la catalase: présence ou absence 3) Test à l’esculine: Présence ou absence de ß glucosidase (hydrolysel’esculine) 4) Tween test = Test d’assimilation des lipides = Tween et du cremophore EL( huile de castor): 5) Tolérance thermique Identification phénotypique
  • 246. Identification morphologique ►La morphologie des 7 premières espèces peut permettre une orientation du diagnostic d’espèce. ►les aspects microscopiques de M. furfur et de M. pachydermatis: les seuls faciles à identifier. ►diagnostic des autres espèces: ess sur des critères physiologiques, biochimiques et génomiques ►Pour les espèces plus récentes: le dg est moléculaire M. Pachydermatis : seule espèce non lipodépendante donc la seule qui pousse facilement Sur Sabouraud
  • 247. Aspect des colonies et des Malassezia sur milieu Dixon ++ Colonies bombées, sèches, lisses, brillantes ou mat planes ou en relief ,légèrement colorés en chamois clair. Levures à bourgeonnement unipolaire et répétitif donnant naissance à une collerette au niveau du site de bourgeonnement.
  • 248. M. furfur : Colonies lisses convexes M. pachydermatis : colonies lisses mattes convexes M. sympodialis: colonies aplaties Convexes au centre M. globosa: colonies cérebriformes
  • 249. M. caprae M. equina M. obtusa: Colonies lisses et aplatie M. restricta: colonies rugueuses
  • 251. Identification biochimique et physiologique Le test à l'uréase: toutes les Malassezia hydrolysent l’urée uréase(+)
  • 252. M. restricta: Catalase (-) Autres espèces: Catalase (+) Test à la catalase
  • 253. Libération des sels ferriques par clivage de l’esculine Test à l’esculine (ß‐glucosidase) M. furfur ++/- M. yamatoensis - M. sympodialis +++ M. dermatis - M. slooffiae - M. caprae ++ M. equina - M. nana +++ M. japonica ++ M. obtusa +++ M. globosa - M. restricta-
  • 257. P* précipité dans la gélose autour d’un puits. A* croissance à distance de puits. B* croissance faible à distance de puits. C* précipité à distance de puits. Caractéristiques morphologiques, physiologiques et biochimiques des espèces du genre Malassezia
  • 258. Identification moléculaire Plusieurs techniques ♣ PCR et ses variantes ♣ Séquençage, ♣ PCR-RFLP etc+++++ Marqueurs moléculaires ♣ LSU rRNA, ♣ ITS ♣ βtubulin ♣ l’ADN nucléaire( comparaison% en GC)
  • 261. 2008 Mycoses 52, 251–256
  • 262. ♣ TTT topique local - Shampoing sulfure selenium - Antifongiques topiques shampoing ou lotion 2 x/j pd3 à 6 semaines nombreux++++: ♥ Dérivés Azolés en application locale (Pévaryl, Daktarin, ketoderm, Ecorex, etc…..) ♥ Mycoster ♥ Lamisil ♥ Propylène glycol ♥ etc…. ♣ TTT par voie générale Dans les formes étendues et récidivantes ♥ kétoconazole (Nizoral): 200 mg/j adulte /10 jours), ♥ itraconazole (Sporanox): 200 mg/j adulte / 5 à 7 jours) ♥ ou fluconazole (Triflucan) : 400 mg l’adulte en une seule prise) Traitement du Pityriasis versicolor
  • 263. Traitement des folliculites  Propylène glycol en solution aqueuse à 50%: 2 fois /j 3 semaines  Clotrimazole ou miconazole crème 1 fois par jour 2 à 3 semaines  Kétoconazole 200mg/ j 2 à 3 semaines TTT de la DS TTT topique local est en général suffisant TTT de la blépharite Le kétoconazole (Nizoral) en préparation L'hygiène de la paupière tampons de démaquillage TTT
  • 264. Prévention  Pour éviter les récidives: il convient de maîtriser les facteurs favorisants (sudation, application d'huile solaire intempestive)  Un traitement préventif, avant chaque été, avec le kétoconazole en topique peut être proposé.